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82 compositeurs, 14 pays
représentés
104 oeuvres
76 créations
53 créations
mondiales
23 créations françaises
43 commandes de Radio
France
21 concerts - tous les
concerts sont gratuits, dans la limite des places
disponibles, et ont lieu à la Maison de
Radio France (Salle Olivier Messiaen et Studio Charles
Trene)
renseignements 01 56 40 15
16
www.radiofrance.fr
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L'artiste et le continent
La musique est l'art du
temps, mais c'est aussi celui de la forme. Ainsi, nous avons
souhaité célébrer, dans le cadre de
l'édition 2004 du festival Présences, à
la fois un artiste vivant, qui incarne l'histoire de la
musique telle qu'elle est en train de se forger, et une
région de l'Europe musicalement très active,
qui permettra de redonner à la musique sa vertu de
paysage.
L'artiste, c'est le compositeur français Philippe
Hersant (né en 1948). Hans Werner Henze, héros
de Présences 2003, avait déjà
l'épaisseur du mythe et la dimension de l'Šuvre
accomplie. Philippe Hersant, par contraste, se situe au
carrefour de la jeunesse et de la maturité ; il a
derrière lui une Šuvre relativement abondante, en
même temps il s'est trouvé une
personnalité musicale réellement originale
après avoir longtemps bataillé contre les
préjugés de son époque et contre ses
démons intérieurs. C'est donc un compositeur
en mouvement, un artiste riche de ses interrogations et de
son avenir propre, un créateur également qui
s'intéresse autant à l'orchestre qu'aux
formations de chambre, autant à la voix qu'à
l'instrument.
La région, c'est l'Europe du Nord,
c'est-à-dire les pays de la péninsule
scandinave (Norvège, Suède), augmentés
du Danemark, de l'Islande et de la Finlande, qui sont les
invités de Présences 2004 par
l'intermédiaire du Conseil Nordique des Compositeurs
et du festival Magma. Si le répertoire nordique ne se
réduit pas à Grieg et à Sibelius, la
musique de ce début de XXIe siècle est dans
ces contrées septentrionales plus étonnante
encore, par la variété de l'inspiration des
compositeurs et la qualité des interprètes qui
les servent. Qu'on ne s'attende donc pas à un paysage
nordique uniforme, mais à une somme de
personnalités dont les styles défient la
géographie.
C'est aussi une joie pour nous d'accueillir des
interprètes venus du Nord, solistes et grandes
formations. Ils viendront s'associer aux interprètes
français, notamment aux formations de Radio France
(Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique,
ChŠur et Maîtrise de Radio France) qui se propose,
à l'occasion de ce festival, de partir à la
recherche d'un nouveau pays de Thulé et de
célébrer la fécondité d'un
créateur.
René Koering
Directeur de la musique à Radio France
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Le Cdmc
vous souhaite une bonne année et vous invite le mardi
13 janvier 2003 de 9h30 à 18h à l'Ecole
Normale Supérieure - 45 rue d'Ulm - Paris 5e
Colloque : Résistances et utopies
sonores
sous la direction de Laurent Feneyrou
Gianfranco Vinay
(Université Paris VIII) : " Topie
audio-visuelle et société du spectacle "
La " topie ", catégorie opposée
à l'utopie, est devenue l'un des caractères
marquants de la " société du
spectacle " contemporaine. À partir de l'analyse
d'un spectacle musical " hyper-topique " (El
niño de John Adams), notre intervention mettra en
évidence les équivalences
socio-économiques entre quelques principes de
l'" empire de l'écran " et la
société de consommation actuelle : la
temporalité du " présent
permanent ", l'abolition de la " vision
sonore " et la " distance ".
Peter Szendy
(Université Marc-Bloch, Strasbourg) : " Da
capo (révolution et
répétition) "
À partir des propositions de Fellini (Prova
d'orchestra) et de Resnais (On connaît la chanson), il
s'agira d'interroger le problème de la
répétition en musique : quelle est son
Šuvre ? De quelles forclusions a-t-elle fait l'objet
(chez Schoenberg et quelques autres) ? Quel est son
lieu, entre la dimension prépolitique de la
" mélodie obsédante " et celle,
politique, des hymnes au sens large ?
Esteban Buch
(CRAL/EHESS, Paris) : " Lectures politiques de la
technique sérielle "
" La série, écrivait Arnold Schoenberg en
1947, n'a aucun rapport avec la devise "Liberté,
égalité, fraternité", ni avec le
bolchévisme, le fascisme ou tout autre doctrine
totalitaire. " La forme négative de la
déclaration rappelle que, à cette date,
nombreux sont ceux qui veulent entendre dans la technique
sérielle une dimension politique &endash; une
tendance qui se prolongera dans certaines discussions
suscitées par le sérialisme intégral.
Cette communication sera consacrée à poser
quelques repères historiques de cette idée, et
à s'interroger sur ses présupposés et
ses conséquences.
Laurent Feneyrou
(CNRS) : " Un cas de censure musicale :
Johann Faustus "
Peu avant la Seconde Guerre mondiale s'opposèrent
deux conceptions du réalisme. Selon Lukács, la
totalité ininterrompue est décisive si
l'artiste recherche une représentation de la
réalité effective, enchevêtrée,
mais close, cohérente et objectiviste. Inversement,
Eisler saisit la nécessaire discontinuité
révolutionnaire du réalisme, ses brisures et
ses interpolations, contre le thuriféraire fasciste
du continuum. Cette tension entre les deux réalismes
se manifesta à nouveau dès
l'après-guerre. Face aux thèses de Jdanov,
Walter Ulbricht menait en RDA une politique où
l'union de la classe ouvrière et des intellectuels
était recherchée à travers la lecture
des classiques, et notamment celle du Faust de Goethe.
Johann Faustus de Hanns Eisler, dont l'interdiction du
livret en 1953 sera le thème de notre intervention,
finalisera a contrario les fondations culturelles de
l'Allemagne de l'Est.
Nicolas Donin,
musicologue : " Frontières politiques de la
musique contemporaine : l'école polonaise des
années soixante et sa réception
française "
Stabilisée par des marques stylistiques originales
communes à ses principaux représentants, et
par des circuits institutionnels assez bien définis
(le festival Automne de Varsovie en particulier),
l'" école " polonaise des années
soixante a toujours été
présentée comme un groupe alors même
qu'on percevait
l'hétérogénéité de ses
membres pionniers. Un tel phénomène
présente de singulières analogies avec la
montée en puissance des écoles nationales du
xixe siècle dans l'Europe musicale. Nous essaierons
de montrer comment la réception de la " nouvelle
école polonaise " réactive ou rejoue des
mécanismes mis en place dans le contexte du
nationalisme au siècle précédent.
Pierre-Albert
Castanet (Université de Rouen) : " Les
affaires culturelles de la France en 1968 : la part de
la musique "
La fin des années soixante et le début de la
décennie suivante ont traversé ce que
Jean-Paul Aron a appelé " l'âge
écologique, troisième figure d'ascèse
d'une civilisation frigorifiée, la première
consistant dans la narcose des sentiments pour l'Šuvre d'art
[], la seconde [] dans l'abdication par l'intellectuel de
son confort de classe, la dernière dans un refus du
monde actuel à coups de musique et de drogue, d'exil
et d'ésotérisme communautaire ". Suivant
l'adage d'Eugène Ionesco, qui déclara
fièrement que " l'avant-garde, c'est la
liberté ", la panoplie de l'avant-gardiste
soixante-huitard a alors contenu quelques artifices
infaillibles se rapportant à l'ordre moral,
religieux, mais aussi philosophique et socio-culturel.
Quelle place institutionnelle fut dans ce contexte celle de
la musique ?
Brice Pauset,
compositeur : " De la technologie sans
technique " Il sera question de la signification,
plutôt que des effets, de l'utilisation dans le cadre
de la musique des moyens technologiques les plus
récents. Ces moyens technologiques seront
analysés non seulement en regard des
fonctionnalités (musicales entre autres) qu'ils
promettent, mais également en tant que
phénomènes d'instanciation de possibles
résurgences archaïques (thématique du
pouvoir, mythologies). Il sera utile enfin de discerner la
part véritable de la technique comme mode
d'engendrement dans la matérialité des
instruments technologiques.
Table
ronde conclusive
Entrée libre dans la limite des places
disponibles
Cdmc 01 47 15 49 83
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prochains
concerts de l'Ensemble 2e2m
lundi
12 janvier 2004 à 20h
Le Trianon
80, Bd de Rochechouart - 75018 Paris - métro
Anvers
Misato Mochizuki 4D
création mondiale/commande d'Etat pour fl, cl, cor,
tb, perc, pno,vla, vlc, ctb - 12'
Martin Smolka Solitudo
création mondiale/commande d'Etat pour fl, hb, cl,
ba, cor, tp, tba, perc, pno, guit, vlc - 13'
Karmella Tsepkolenko Cabine pour 8
création mondiale/commande d'Etat pour fl, cl, sax,
perc, pno, vl, vla, vlc - 15'
Dmitri Yanov-Yanovsky Insomnia
création mondiale/commande d'Etat pour mezzo-soprano,
fl, cl, pno, vl, vla, vlc - 17'
Giuliano d'Angiolini Allegretto
94.6.2
création mondiale/commande de l'Etat pour 2 fl, hb, 2
tp, 2 vl, 2 timbaliers - 10'
Ensemble
2e2m
Paul Méfano direction
Pierre Roullier direction
Sylvia Vadimova mezzo-soprano
entrée libre
renseignements et réservations : 01 47 06 17
76
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