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Autore: Jean-Noël von der Weid
Titolo: La
musica del XX secolo
Una guida alla musica del XX secolo, che J. N. von der Weid,
autore del volume, fa iniziare fra il 1892-1894, con il
Prélude à "L'après-midi d'un Faune" di
Debussy, e il 1911-1913, col Pierrot lunaire di
Schönberg e il Sacre du printemps di Stravinskij, fino
alla musica elettroacustica. L'autore sceglie di far guidare
questo percorso da alcune dalle maggiori personalità
del secolo scorso corredando il percorso con voci sui
termini tecnici più importanti, sulla definizione
delle correnti stilistiche ed estetiche, sulle tecniche
stesse, sugli scritti fondamentali degli autori e sulla loro
interpretazione.
Uno
strumento indispensabile sia per l'appassionato sia per lo
studioso, che coniuga la completezza del dizionario alla
leggibilità dell'opera di divulgazione.
Le
opere, i compositori, le tecniche, i linguaggi, gli scritti,
la critica, le tendenze
Collana Le Sfere a cura di Luigi Pestalozza
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Pierre
Boulez :
Dialogue de l'ombre double
À l'origine, le Dialogue de l'ombre double, hommage et oeuvre de
circonstance, fut composé pour clarinette en
l'honneur du soixantième anniversaire de Luciano
Berio en 1985, et créé à Florence le 28
octobre de la même année.
Dans cette transcription de 1995, suggérée
à Pierre Boulez par Pascal Gallois, pour basson et
électronique, la charpente reste la même
(alternance de strophes et de transitions, les
premières étant jouées sur scène
« en direct », les secondes, préalablement
enregistrées, sont diffusées par
haut-parleurs), tout comme l'aspect incantatoire,
théâtral de l'oeuvre : le titre se
réfère à la première
journée
et à la deuxième
journée
du Soulier de
Satin de Paul
Claudel ; les déplacements de l'instrumentiste et les
jeux de lumière (Boulez parlait à propos du
début de « cérémonie » de
«réunion mystérieuse ») ; mais aussi
son aspect musical : le compositeur avait constaté
que le basson, dès lors qu'il se fait volubile,
s'adaptait parfaitement à cette pièce. Seule
différence : là où la clarinette joue
sur la diversité des niveaux de volume, le basson
joue sur l'échelle des timbres. Particularité
de cette oeuvre : bien qu'il ait fait un « éloge
de l'amnésie » et rejetât
l'anamnèse, Boulez, ici, cite, de façon peu ou
pas audible, Berio (Chemins V, Sequenza IXa), Stockhausen (In Freundschaft), et lui-même (Domaines).
N'écrivait-il pas, en 1985 : « On a parlé
aussi de miroir ; l'oeuvre se regarde, se
réfléchit en elle-même: je me vois me
voyant. » Ou se répète en relief,
puisque, comme l'écrit Descartes dans sa Lettre sur
les aveugles, un « miroir est une machine qui nous en
met en relief hors de nous-mêmes ». Ici, la
présence de l'instrument et ses divergences, ses
discordances avec l'ombre double ne prend du modelé
et de l'épaisseur que dans la succession de l'une par
rapport à l'autre, avec comme lice que le seul
calibre horizontal du texte, du « dialogue » (: le
mouvement 1, Sigle initial, est « chuchoté,
hâtif, mystérieux », l'ultime mouvement
13, Sigle final, est « très rapide,
agité, mais murmuré »). Un double exemple
de mise en abyme.
Jean-Noël von der
Weid
avec l'aimable
autorisation de l'auteur
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(abeille musique)
György
Kurtág - Pierre Boulez - Philippe Schoeller
Dialogues (Premier enregistrement
mondial)
György Kurtág (né en
1926) :
Pilinszky Janos : Gérard de Nerval, pour basson solo
- Kroo György in memoriam, pour basson solo
Philippe Schoeller (né en
1957) :
Isis II, pour basson & harpe - Omaggio Kurtág
(Hommage à Kurtag), pour basson, alto & baryton -
Lamento, pour basson & alto
Pierre Boulez (né en
1925) :
Dialogue de l'ombre double, pour basson &
électronique
Pascal
Gallois, basson
Garth Knox, alto
Sarah O'Brien, harpe
Nicholas Isherwood, baryton
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