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Ensemble Stravinsky - archive |
bisbigliando.com | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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portrait de
l'ensemble saison
2001/2002 |
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CREDIT PHOTO
Photo originale de Cyril GUIR (METZ)(Concert du 7 novembre 2001)
De gauche à droite : Jean-Pierre Pinet chef, Hélène Denoix violon, Laurent Berthomier clarinette, Klara Nagy violoncelle, Sophie Deshayes flûte
Photo montage Daniel Duplaix
Stravinsky, à propos... | début
1882-1971 : des machines à vapeur aux débuts de l'informatique, depuis la Russie tsariste jusqu'à l'Amérique post-kennedienne, Igor Stravinsky traverse le siècle.
En 1893, encore enfant, il entrevoit son dieu Tchaïkovsky lors d'un concert au Théâtre Marynsky de Saint-Pétersbourg ; à sa mort, les Beatles sont séparés depuis déjà un an ! L'élève de Rimsky-Korsakov donnera des conseils au jeune Boulez et le collaborateur des Ballets Russes dirigera le Domaine musicalŠ Ainsi, de la fin du Romantisme à la musique pop, en passant par le jazz, le néo-classicisme, le sérialisme et la musique concrète, Stravinsky aura été le témoin privilégié et parfois même l'initiateur des mutations de la sensibilité musicale au XXe siècle.
Une liste non exhaustive des artistes qu'il a côtoyé &endash; de la simple rencontre à l'ami-collaborateur &endash; nous donne un beau panorama de la modernité : Balanchine, Cocteau, Debussy, Diaghilev, Gide, Nijinsky, Picasso, Proust, Ramuz, Ravel, Schoenberg, Stockhausen, Dylan Thomas, Valéry.
S'il s'inscrit dans la tradition musicale russe, Igor Stravinsky n'en dépassera pas moins rapidement celle-ci dès ses premiers contacts avec l'Europe continentale en compagnie des Ballets Russes. De musicien moderne et novateur avec ses premiers ballets, il passe en 1913 au statut de révolutionnaire avec le scandale du Sacre.
1919, avec Pulcinella, première rupture. Le novateur devient rénovateur, on le dit même réactionnaireŠ C'est la naissance du néo-classicisme. Pendant trois décennies, Stravinsky va puiser dans l'Histoire musicale, styles et genres confondus. De Bach à Glinka, en passant par Pergolèse, Beethoven et Verdi, aucun compositeur du passé n'échappera à sa kleptomanie. Cette attitude apparemment passéiste, si décriée en son temps, nous apparaît pourtant aujourd'hui comme le fervent possible d'une nouvelle modernité pour le siècle à venir : en innervant de son propre langage un langage ancien pris comme matériau, Stravinsky met à jour des contradictions stylistiques à résoudre riches en potentialités poétiques.
En 1951, c'est la mort du grand rival historique, Arnold Schoenberg. Commence alors pour Stravinsky le début de l'aventure sérielle. Toujours aux aguets, insatiablement curieux, le vieux compositeur &endash; il a alors soixante-dix ans &endash; va pendant près de vingt ans (!) faire sien ce qui lui apparaît alors comme le langage le plus avancé de son temps.
Aucun genre ne lui était étranger ; il a marqué tous les styles du sien propre ; chaque langage, il l'a revisité.
Alors, il fallait bien qu'un ensemble dévolu à la musique du XXe siècle (et du suivant !) porte son nom.
C'est fait.
François Narboni
Biographies | début
François Narboni : compositeur et directeur artistique de l'ensemble Stravinsky

Né en 1963, François Narboni fait une carrière de musicien de jazz, puis parallèlement, des études d'écriture musicale qui le mènent au Conservatoire de Paris où il obtient un premier prix de composition.
Il est boursier de la Casa Velázquez à Madrid et lauréat de la Villa Médicis Hors-les-Murs à New York ainsi que de deux prix internationaux. En 2000, son opéra-spectacle Ko-Ko s'est vu décerner le Prix de l'Académie des Beaux-Arts.
La musique de François Narboni a été jouée en France et à l'étranger par le Trio Italiano Contemporaneo, 2e2m, l'Itinéraire, Court-circuit, l'ensemble Intercontemporain, l'ensemble Fa, Soli-Tutti/Futurs-Musiques, le Devlet Senfoni Orkestrasi, l'orchestre Colonne, l'Orchestre National de Lille, l'Orchestre National de Lyon, etc. Elle a fait l'objet de commandes de la part de nombreuses institutions : État français, Radio-France, Université Paris-VIII, Musique Nouvelle en Liberté, Ircam.
Parmi les oeuvres principales de François Narboni figurent Pandemonium, pour clavecin (1988) ; le cycle To On, pour voix solistes, choeur et orchestre (1994-1997) ; Les Animals pour contrebasse principale, ensemble instrumental et sons animaliers échantillonnés (1996) ; Cri(m)es of New York, pour choeur mixte a cappella (1998) ; Oz, pour orchestre (1999) ; El Gran Masturbador pour ensemble instrumental et électronique (2000) ; Gran zoo, pour choeur mixte et percussions cubaines (2000) ; Neanderthal fandango, pour flûte seule (2001) ; Alpha-Beth, pour double choeur d'enfants et ensemble instrumental (2002) ; La Noia, pour orchestre (2000-2002).
Il travaille actuellement à une installation électro-acoustique permanente sur le parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim (Lorraine). Les sons de cette installation sont parallélément intégrés à une nouvelle oeuvre, Les Saisons, commande d'État, qui sera exécutée chaque année par l'ensemble Stravinsky, dont il est le directeur artistique, sur un des lieux du site.
La musique de François Narboni se caractérise essentiellement par un rythme basé sur la pulsation et l'accent, l'emploi de micro-intervalles issus du spectre harmonique et une théâtralité instrumentale liée à des modes de jeu particuliers.
Jean-Pierre Pinet : chef d'orchestre et directeur musical de l'ensemble Stravinsky
Parallèlement à son activité de flûtiste concertiste, et à la faveur des rapports privilégiés qu'il entretient avec certains compositeurs, Jean-Pierre Pinet se tourne avec succès depuis quelques années vers la direction d'orchestre.
C'est ainsi qu'après joué au sein de structures comme l'Itinéraire, 2E2M, TM+, il est maintenant régulièrement invité à diriger des ensemble spécialisés dans le répertoire moderne et contemporain, et parmi eux particulièrement l'Atelier musical de Touraine, ensemble missionné en Région Centre.
Jean-Pierre Pinet a dirigé des oeuvres de Berio, Boulez, Donatoni, Jolivet, Varèse, Xenakis mais aussi de Canat de Chizy, Ducreux, Dusapin, Girard, Hurel, Lemaître, Murail et Narboni.
Son activité sur le plan local est particulièrement importante : régulièrement invité dans le cadre de programmations messines (Arsenal, " Metz en fête ", etc.), il enseigne au Conservatoire National de Région au sein duquel il dirige notamment l'Atelier de Création musicale, constitué d'étudiants de niveau avancé. Il est l'interlocuteur privilégié des compositeurs en résidence - cette année, Philippe Hurel &emdash; et des élèves de la classe de composition de François Narboni. C'est en s'appuyant sur cette structure qu'il a initié et dirigé en 1999 et 2000 les Journées de Musique contemporaine.
Jean-Pierre Pinet est depuis sa création le directeur musical de l'ensemble Stravinsky.
Presse | début
Ensemble Stravinsky : horizons contemporains
La création, à Metz, d'un ensemble à géométrie variable, spécialisé dans la musique de notre temps, semble répondre à une attente. Le premier concert de l'Ensemble Stravinski en témoigne.
Metz - Arsenal. - Alors qu'il y a quelques années, les tentatives, initiées par l'Arsenal, d'occuper le créneau de la création contemporaine, n'avait pas été particulièrement concluantes, la naissance d'une formation polarisée sur la production actuelle et d'émanation locale, semble combler un manque et satisfaire un besoin. Le fait que l'Ensemble Stravinski soit composé d'instrumentistes évoluant essentiellement dans les sphères du Conservatoire de région de Metz et un peu de celles de la Philharmonie de Lorraine, constituait un élément déterminant dans la fréquentation du public, réceptif, motivé, et visiblement satisfait de l'entreprise nouvelle, alors que, parfois, une certaine nonchalance se lit sur les visages.
Au Conservatoire où il enseigne, Jean-Pierre Pinet est omniprésent sur les divers théâtres d'opérations artistiques : il a remporté, il y a peu, sa médaille d'or en art dramatique, il s'est fait une spécialité de la musique ancienne à travers la flûte Hotteterre qu'il a remise à l'honneur, il dirige l'Atelier de création musicale au sein de l'établissement et se frotte à la direction contemporaine sont c'était la première prestation hors les murs. [...]
Ils ont bien cerné, d'abord, Dérive I, ce "work in progress", témoin des arborescences sonores et de la faculté germinative du Pierre Boulez des années 1980, laissé la version mimodrame avec récitant de L'Histoire du Soldat de Stravinski pour se concentrer sur la Suite instrumentale (à sept) dont ils opèrent le recentrage chambriste et en traduisent plus la rudesse et l'épaisseur à la Chostakovitch, que l'acidité et le mordant aiguisés à la lame fine.
François Narboni (directeur artistique de l'Ensemble) nous conviait cette fois au pittoresque avec ses Animals. Héritier, pour l'heure, de l'esprit d'un Mauricio Kagel mais plus ouvertement descriptif, il joue de l'interactivité entre claviers électroniques et sons instrumentaux pour produire une espèce de zoologisme grinçant et sarcastique, tenant presque du psittacisme. Il touche, de la sorte, à une manière de théâtre musical dont le spectre est lisible à travers le geste sonore ainsi produit. Une pièce méticuleusement concoctée et qui lance ce petit clin d'oeil à la "contemporaine" de jadis au moment où le chef s'en va, laissant le solo de contrebasse s'évanouir dans les pépiements écologiques.
Enfin, Philippe Hurel dans sa pièce Pour l'image, témoin des années 1985 et quelque où elle a été écrite, explore à plein le principe de répétitivité en boucle, le jeu des arborescences sonores, les explosions timbriques, l'utilisation du quart de ton comme la pratique en était apparue il y a une vingtaine d'années.
G. Masson, Républicain Lorrain (9 novembre 2001)
Contact | début
Daniel
Duplaix -
administrateur
17, Rue du
Lavoir
54150 Fleville/Lixières
France
Tél. (33)3.82.20.02.15
duplaix.daniel@wanadoo.fr
Partenaires | début
Ville de Metz
Conseil Général de la Moselle