Thierry Pécou

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Thierry Pécou
VAGUE DE PIERRE pour grand orchestre (2005)
Commande de Radio-France

le 17 février 2007 à 18 heures
au Festival Présences de Radio-France
Salle Olivier Messiaen à Radio-France
Entrée libre dans la limite des places disponibles*

Orchestre Philharmonique de Radio-France
Direction : Jonathan Stockhammer

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mise à jour : 7 mars 2007

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[...] Dès le premier accord, un âpre conglomérat de sons qui siège dans l'espace comme une météorite, cette oeuvre symphonique pointe l'originalité de son auteur, un des rares aujourd'hui à invalider toute classification de langage.
Longuement ovationné, Pécou ne se contente pas de briller. Il s'exprime, émeut et fait littéralement sensation.

Pierre Gervasoni
Le Monde
22 février 2007

 Thierry Pécou présente Vague de pierre qui sera créé le 17 février au Festival Présences (Radio France) :

France Musique Lundi 5 Février 2007 à 24h
Le bel aujourd'hui
présenté par Jean-Pierre Derrien

France Culture Dimanche 11 Février 2007 à 22h10
A nouveau la musique !
présenté par Gérard Gromer

France Culture Lundi 19 Février au Vendredi 23 Février 2007 à 13h50
Miniatures
présenté par Cécile Gilly

 

Vague de pierre

« Avec ce qu'on peut considérer, après /Symphonie du jaguar/, comme ma deuxième symphonie, j'affiche à nouveau l'ambition de redonner souffle à un genre qu'on pourrait croire appartenir à un passé révolu et dont l'ultime grand représentant reste pour moi Gustav Mahler.
Comme pour Symphonie du jaguar suscitée par la civilisation Maya, Vague de pierre - traduction littérale de « Shitao », peintre lettré chinois de la fin du XVII^ème siècle (dynastie Manchoue) -- est sous-tendu par une source extérieure : les écrits de François Cheng et François Jullien sur la pensée et l'art en Chine.

J'ai tenté d'élaborer un prolongement musical des textes de ces auteurs qui ne soit pas illustratif, mais déterminant dans la structure et la forme même de toute la partition.

Voici les citations qui peuvent éclairer chacun des mouvements de la symphonie :
I - "Comme le « cri », d'un moment à l'autre fait entendre le silence alentour" François Jullien
II - "Animer les souffles harmoniques" Hsieh Ho (cité par François Jullien)
III - "Car le cercle ne se fait qu'en passant par le vide et le change... Le retour [...] signifie finalement reprise de tout, certes, mais surtout changement en autre chose [...]"
"L'art du Trait a été favorisé en Chine par l'existence de la calligraphie et par le fait qu'en peinture, l'exécution d'un tableau est instantanée et rythmique" François Cheng
IV- "Où tous les sons émis sont « chaque fois différents », et le sont de sorte que c'est chaque fois « en fonction de soi », et que « tous s'obtiennent ainsi à partir d'eux-mêmes »
« Il faut faire retour au silence »
François Jullien

J'aimerais que l'on écoute /Vague de pierre/ comme on regarde la montagne avec ses flancs imposants, ses cimes inatteignables baignées de brume, ou comme on contemple l'infini d'une mer et ses vagues en creux se déroulant sur la rive ou se fracassant sur les rochers.

Thierry Pécou


prochains concerts :

17 février 2007, Festival Présences - Vague de pierre pour grand orchestre - (Orchestre Philharmonique de Radio France, dir. Jonathan Stockhammer) - création
16 mars 2007, Tarbes -
Hop et Rats ! - opéra pour enfants, Thierry PÉCOU (enfants des écoles et du conservatoire de la ville d'Albi, Maîtrise de Bretagne, ensemble Zellig, dir. Thierry Pécou)
17 mars 2007, Lyon -
Tremendum pour piano et orchestre (version pour piano et 5 percussions-claviers) (Thierry Pécou, Percussions-Claviers de Lyon)
20 avril 2007, Albi -
Outre-mémoire pour un pianiste, flûte, clarinette et violoncelle (Thierry Pécou, ensemble Zellig, installation de Jean-François Boclé)

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Né en 1965 à Paris, Thierry Pécou découvre la musique dès l'âge de 9 ans par l'apprentissage du piano. Venu d'abord spontanément à la composition il reçoit, parallèlement à ses études de piano au Conservatoire National de Région de Paris, l'enseignement de l'harmonie et du contrepoint. Il entre ensuite dans la classe de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient les Premiers Prix d'Orchestration et de Composition en 1987 et 1988.

Différents stages enrichissent par ailleurs sa formation, notamment au Banff Centre for the Arts (Canada), lieu avec lequel il établit un lien privilégié et où il est, depuis 1989, régulièrement invité.

Il a reçu de nombreux prix pour ses oeuvres : en 1990, son Stabat Mater reçoit une mention à la Tribune Internationale des Compositeurs à l'UNESCO; la SACEM lui décerne le Prix Stéphane-Chapelier-Clergue-Gabriel-Marie en 1990 et le Prix Georges Enesco en 1993 ; en 1996 le Prix Pierre Cardin lui est décerné par l'Académie des Beaux-Arts à l'Institut de France et en 1999, il reçoit le prix Nouveau Talent SACD.

Ses oeuvres ont été jouées dans le cadre de saisons de concerts et de festivals renommés (festivals Présences à Radio-France, Gaudeamus Music-Week à Amsterdam, Automne de Moscou, New Music Concerts Toronto, Foro Internacional de Musica Nueva de Mexico, Festival d'Ambronay, Tampere Choir Festival (Finlande), Jeux d'orgues en Yvelines, Octobre en Normandie, etc. ) et ont fait l'objet de commandes d'institutions et d'interprètes prestigieux.

Membre de la section artistique de la Casa de Velàzquez à Madrid de 1997 à 1999, Thierry Pécou part fréquemment pour de longues tournées à travers le monde. Ces voyages sont à la source de son oeuvre : il s'approprie les lieux qu'il explore et, comme un filtre, les fond, les réinvente à travers son propre univers.

Ses dernières oeuvres, L'Homme Armé pour huit voix solistes (1996), Les filles du Feu pour clarinette ou hautbois et orchestre (1998), La ville des Césars pour 7 chanteurs, percussions et basse de viole (1998) marquent un intérÍt accru pour les musiques des peuples indigènes d'Amérique et des peuples d'Afrique Noire. Tendant de plus en plus à retrouver le pouvoir de la musique à produire des émotions parfois violentes, un peu comme les tambours ont pouvoir de provoquer la transe, il cherche à se rapprocher d'une dimension rituelle, voire magique de la représentation musicale.

- Prix SACEM des jeunes compositeurs 2004
- Lauréat 2004 de la Fondation Groupe Banque Populaire
-
Brèves du Jaguar - oeuvre recommandée à la Tribune Internationale de l'Unesco - 2004
-
Nominé aux Victoires de la Musique 2005 (Cannes, 26 janvier 2005)
dans la catégorie Compositeur pour son oeuvre - Outre-Mémoire (Editions Musicales Européennes)