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François Narboni (rubrique publiée en 1999) |
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Le compositeur qui Oz - Philippe Herlin, Le Concertographe
Cri(m)es of New
York
8 Mars (St-Pétersbourg), 19 Mars (Reims Université), 21
Mars (Reims CNR) 18 Mars (St-Denis : Univ. Paris VIII), 28 Mars
(Paris Conservatoire d'Art dramatique) - Soli-Tutti dir. D.
Gautherie
Impromptu
d'Ohio
1er Mai (Marseille Chapelle Ste-Catherine) I Soccoja et J.-P.
Robert
Heldenplatz
6 Mai (Quartz à Brest) Didier Meu (Ctb.)
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1963 Naissance à
Paris. 1989 Rencontre déterminante avec Steve Reich. Pandemonium pour clavecin 1991 Entrée au CNSMDP (classes de Composition et d'Analyse musicale de B. Jolas, P. Méfano et M. Lévinas) Ti ta te tin tay, Les Trompettes du désert 1992 Rencontre avec K. Stockhausen. Tonalität, Tenebrae 1993 Upon Ré-la-mi
Commande de
Radio France (Présences 93) Les Guêpes pour orchestre
(Second Prix
au Concours Internaional de Besançon 1994). 1994 Company, Diké (1re partie du cycle TO ON), Bing, Impromptu d'Ohio. Rencontre B. Ferneyhough. 1995 Alêthéia
(2e partie
du cycle TO ON) 1996 Les Animals pour contrebasse et ensemble instrumental. Ensemble l'Itinéraire dir. M. Foster. 1997 Doxa (3e partie du cycle TO ON) 1998 Le Plérôme des
Éons (Présences 98, l'Itinéraire
dir. R. Rivolta), Cri(m)es of New York (Soli tutti, dir. D. Gautherie)
Heldenplatz
(Ircam, D.
Meu - Ctb.) 1999 Oz pour orchestre |
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Comme l'oeuvre que j'entrevoyais intérieurement avait un caractère inexorable et un climat oppressant, le cinéma de David Lynch n'a cessé d'occuper mon esprit pendant toute la composition de Oz : ambiances glauques et bleuâtres, lieux confinés, étouffants, personnages inquiétants et dédoublés. Ainsi, les scènes d'espionnage nocturne dans Blue Velvet, de fuite mortelle dans Sailor et Lula et, dans Lost Highway, ce plan fixe obsessionnel d'une voiture lancée en trombe sur l'autoroute, auquel la pulsation ininterrompue, qui parcourt Oz d'un bout à l'autre, fait écho. Mais, chez Lynch, le jeu avec la souffrance et la mort est à tel point stylisé que, à la lisière ultime de la métaphysique et du kitsch, il finit toujours par atteindre à une forme d'ironie supérieure libératrice que j'ai aussi parfois tenté de traduire musicalement. Le titre, Oz, ne renvoie pas directement à un film de David Lynch, mais à The wizard of Oz de Vincente Minelli dont Lynch, dans Sailor et Lula, a fait une transposition contemporaine de la plus extrême noirceur. Musique de film virtuelle pour des images de la cruauté, Oz est construit selon un principe de montage cinématographique. En même temps, animée par une narration sous-jacente qui lui assure son caractère dramatique et sa directionnalité, l'oeuvre plonge ses racines dans la tradition plus lointaine de la musique à programme et du poème symphonique. François Narboni
Philippe Herlin, |