|
Dominique Lemaître (rubrique publiée en 2000) |
bisbigliando.com | |||||||||||||||||||||||||||
![]() |
|
| ||||||||||||||||||||||||||
PARIS (Maison de Radio France, Auditorium O. Messiaen ) le 14 octobre 2000 à 18 h
ALTIUS par Anne Gastinel et l'Ensemble
Orchestral Contemporain (direction Daniel Kawka) - création
mondiale
LYON (salle Varèse du
C.N.S.M.) le 13 octobre 2000 à 20 h 30
SAINT-ETIENNE (Palais des Spectacles) le 15 octobre à 18
h
|
De ses études de
lettres, musicologie électroacoustique et
composition, Dominique Lemaître a su élaborer une
synthèse et écrire pour les formations les
plus diverses : ses sept solos instrumentaux, son quatuor
à cordes, ses pièces d'orchestre et
d'ensemble, ses concertos, ses oeuvres mixtes (avec
dispositif électronique), ses collaborations avec des
plasticiens témoignent de la diversité de son
travail. L'écoute de Tellus (pour orchestre) ou de Ophoïs (pour marimba et guitare) confirme son enthousiasme à explorer de nouveaux paysages, où le geste instrumental parfaitement maîtrisé prolonge l'audace créatrice : certitude vue, entendue de l'alliance entre l'instrumentiste et la pensée qui fit naître son geste, langage détaché, tourné vers d'autres "pays fertiles". Accueillie par des
publics variés, son oeuvre connaît
désormais une diffusion internationale : jouée
par des ensembles tels que 2E2M, Microméga, l'Octuor
de violoncelles... l'Orchestre Philharmonique de
Radio-France et par de nombreux solistes (Ancuza Aprodu,
Pierre Feyler, Jean Geoffroy, Bernard Heulin, Marie
Kobayashi, Christine Marchais, Sylvia Marini, Thierry
Mercier, Thierry Miroglio, Kyoko Okada, Jean-Pierre Robert,
Christophe Roy, Marc Sieffert, Isabelle Veyrier...) on a pu
l'entendre au Centre Pompidou, à La Sorbonne,
à Radio-France et dans de nombreux festivals
internationaux en Italie, Grande-Bretagne, Allemagne,
Belgique, Pologne, Argentine, Brésil,
Thaïlande, Tunisie... |
ee
|
Vers l'eau, vers le
feu Le titre fait allusion aux écrits de Bachelard et plus particulièrement aux notions de continuité - "L'eau est la maîtresse du langage fluide, du langage sans heurt, du langage continu, continué, du langage qui assouplit le rythme, qui donne une matière uniforme à des rythmes différents" (L'eau et les rêves) - et de contraste - "On ne peut parler d'un monde des apparences que devant un monde qui change d'apparences. Or, primitivement, seuls les changements par le feu sont des changements profonds, frappants, rapides, merveilleux, définitifs" (La psychanalyse du feu). Le souci constant
d'unité est présent dans cette oeuvre qui
débute avec le violon solo. Dans la première
partie, il semble vouloir imposer, de manière
obstinée, un discours fluide et continu auquel
s'opposent les verticalités des cuivres et les
ponctuations des bois. Nathalie Dumesnil
Les oeuvres récentes de Dominique Lemaître sont publiées aux Editions Jobert |