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Betsy Jolas (rubrique publiée en 1999) |
bisbigliando.com | |||||||||||||||||||||||||||
![]() photo G. Illouz |
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Motet III : Hunc igitar terrorem, 21 Décembre 1999 à
la Cité de la Musique, Paris - Choeur et orchestre des Arts
Florissants, direction William Christie
12 Décembre au
Conservatoire de Musique, Luxembourg
14 Décembre au Théatre, Caen
31 Décembre à l'Eglise Abbatiale, Mont
St-Michel
O Wall, pour quintette à vent
1.12.99, 20 h
30 Istres, Espace 233
2.12.99, 21
h Marseille, Cité
de la musique
4.12.99, 20 h 30
Aix-en-Provence,
Amphithéâtre de la Verrière
Solistes de
l'Ensemble Intercontemporain
Sophie Cherrier, flûte, Didier Pateau, hautbois, André
Trouttet, clar
inette, Paul Riveaux, basson, Jens McManama, cor
C'est l'histoire d'une longue marche. A travers la vie, les champs, les bois... et aussi du côté de la mort. Racontée au long de fragments chantés, émergeant ça et là de l'orchestre, dont j'ai emprunté les texte à André du Bouchet. Ainsi le grand poète de toutes ces années m'aura-t-il aidé cette fois encore à baliser "ce long chemin".
Singrancia Ballade, du nom ancien de notre cher village normand, fut achevée en 1995, quinze ans après "Liring Ballade" pour la même formation sur des poèmes de mon père Eugène Jolas.
Commande d Vincent Meyer avec le
concours de l' "Art Council of England", l'oeuvre fut
créée à Londres le 21 mai 1996 au Royal Festival
Hall par David Wilson Johnson et l'orchestre Philharmonia
placé sous la direction de Yan Pascal Tortelier.
Betsy Jolas
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la voie des voix Née en 1926 à Paris en une famille où s'épanouissaient poésie, traduction et édition littéraire, Betsy Jolas a vécu un double apprentissage musical : entre 1940 et 1946 aux Etats-Unis, puis dès 1946 au Conservatoire de Paris sous la férule d'Olivier Messiaen et de Darius Milhaud. Compagnon de route du Domaine Musical puis des grands festivals de l'avant-garde musicale, Betsy Jolas endossa en 1972 l'habit de professeur d'analyse musicale au Conservatore de Paris, succédant à Olivier Messiaen à la demande de ce dernier. Depuis lors, la voix de l'enseignant se mêle à celle de compositeur. Sous toutes ses formes et acceptions, la voix - parlée, poétique, déclamée, chantée ou instrumentale - a toujours mû Betsy Jolas. Objet de cohérence de son parcours, la voix est le coeur d'incandescence de chacune de ses partitions. Bien entendu dans sa musique chantée : opéras (Schliemann, Le Cyclope) ou sa musique vocale de chambre (Mots, Quatuor II où, aux côtés d'un trio à cordes, la voix est instrumentalisée, sans texte). Mais également dans sa musique instrumentale : ses partitions pour l'orchestre (concertantes - Frauenleben - ou non), ses opéras sans voix (D'un opéra de voyage, D'un Opéra de poupée en sept musiques) ou le chant intime propre à la musique de chambre. Cette quête de la voix se poursuit également dans des transcriptions (elles sont autant de vagabondages admiratifs) d'oeuvres de Schütz, Jean-Sébastien Bach et, surtout, Roland de Lassus. La voie de Betsy Jolas est assurément d'élever un hymne à cette voix dont la quiète nostalgie assemble et apaise. Franck Langlois avec l'aimable
autorisation des Editions Salabert |
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Motet III : Hunc igitar terrorem Tout est parti de l'idée magnifique, et certes audacieuse, de William Christie, de me demander decélébrer avec ses musiciens, mais en toute liberté, les vingt ans des Arts Florissants. Radio France, également séduite par l'idée, s'est associée à ce projet. Je rêvais déjà d'instruments anciens, diapasons et tempéraments étranges et songeais bientôt à un grand motet sur texte latin pour solistes, choeur et orchestre, lorsqu'à ce projet la date de création retenue vint suggérer des prolongements inattendus. Décembre 1999 ! C'était l'hiver, c'était Noël. C'était aussi, et surtout, la fin prochaine, non seulement de l'année, mais de tout un millénaire, celle d'un grand pan de notre monde... Saisie de vertige, je cherchai alors le texte «cosmogonique» sur lequel m'appuyer. Après bien des hésitations, mon choix se porta sur le célèbre De rerum natura du grand poète latin Lucrèce, pour moi une découverte fulgurante, dont je tirai modestement un livret en trois parties et un titre «à l'ancienne» à partir de l'exorde trois fois répété : Hunc igitur terrorem animi tenebra que necesses... (livre I 146-148) Betsy Jolas Quelques
partitions
Frauenleben
(1992) - 9
Lieder pour alto et orchestre Perriault le
déluné (1994) pour choeur mixte (15') Sigrancia-Ballade
(1995) pour
Baryton et orchestre (citations extyraites de
«Carnets» d'André du Bouchet. |