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mise à jour : 18 novembre 2004

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PRÉSENCES 2003

Festival de création musicale - Maison de Radio France
du 31 janvier au 15 février

Concert exceptionnel d'ouverture le 16 janvier
au Théâtre des Champs-Elysées

renseignements
01 56 40 15 16

www.radiofrance.fr


jeudi 16 janvier | revenir

Ouverture chorale pour la treizième édition de Présences avec ce concert exceptionnel dans l'histoire de Présences puisque c'est dans le cadre du prestigieux Théâtre des Champs-Élysées que nous accueillerons, pour la première fois au festival, Kurt Masur et l'Orchestre National de France dans la monumentale Neuvième Symphonie avec choeur de Hans Werner Henze dont le sujet est la patrie allemande. La numérologie ainsi que la présence d'un choeur pour cette uvre de cinquante-cinq minutes ne doivent pas nous cacher la profonde différence de ton adopté par Henze et le maître de Bonn : ce n'est pas la joie qui est chantée ici mais "une apothéose de l'horreur et de la souffrance l'expression de la plus grande vénération pour les hommes qui firent acte de résistance au temps de la terreur fasciste nazie et sacrifièrent leur vie pour la liberté des idées" (Hans Werner Henze, avril 1997).
Cette
Neuvième Symphonie inaugure ce soir le marathon (avec la participation de plus de 800 musiciens) qui nous conduira au 15 février, date du dernier concert de Présences 2003.
Ce jour-là, lorsque Myung-Whun Chung posera sa baguette après la dernière mesure de la
Septième Symphonie (20 secondes de silence !), nous aurons entendu l'intégrale des 10 symphonies du maître !
Nous souhaitons aussi la bienvenue au Choeur de la Radio Nationale Danoise et à son chef Stephen Layton qui nous présentent en première partie des pièces
a capella du grand compositeur danois Per Nørgård ainsi que du jeune Français Thierry Machuel.


20h00

Choeur de la Radio Nationale Danoise
Stephen Layton,
chef de choeur
Orchestre National de France
Kurt Masur,
direction

Per NØRGÅRD
Wie ein Kind (CF) 12'
Flos ut rosa floruit (extrait de Fons Laetitiae) (CF) 2'
Gaudet mater 3'
Thierry MACHUEL Under en sten , texte de Inger Christensen (CM - CRF) 8'
Hans Werner HENZE Symphonie N 9 (CF) 55'

Théâtre des Champs-Elysées
15, avenue Montaigne
75008 PARIS




vendredi 31 janvier | revenir

Nous retrouvons l'Orchestre National de France pour cette Quatrième Symphonie de 1955 qui ne comporte pas de soutien textuel comme la Neuvième mais offre une des clés de l'univers de Henze quand on sait quel compositeur fécond il est dans le domaine de l'opéra. En effet, ce mouvement unique était à l'origine conçu comme finale du deuxième acte de König Hirsch. Henze retira par la suite la musique de son contexte scénique en incorporant les parties vocales dans le tissu orchestral. Pour ne paraphraser personne, comme un objet restitué par la lave, le verbe est ici centre et absence de la composition
Peter Ruzicka, le nouveau directeur du festival de Salzbourg dont l'édition 2003 verra la création du dernier opéra du maître,
L'Upupa, le triomphe de l'amour filial est depuis de longues années un grand défenseur de la musique de Henze. Outre " Appassionatamente ", il nous propose une de ses compositions et la création mondiale de Saturne de Jean-Philippe Bec.


18h00

Présentation du concert de 20h00
avec Peter Ruzicka, Ulrich Mosch, Enzo Restagno.
(modérateur : Jean-Pierre Derrien)

En collaboration avec le Goethe institut


20h00

Orchestre National de France
Peter Ruzicka,
direction

Jean-Philippe BEC
Saturne , (CRF, CM) 10'
Peter RUZICKA Nachtstück (-aufgegebenes Werk) (CF) 17'

Entracte

Hans Werner HENZE Symphonie N 4 (CF) 28'
Appassionatamente (CF) 12'

samedi 1er février | revenir

Les Fers (du Journal de prison d'Ho Chi Minh)

Avec leur bouche affamée ouverte comme un monstre malfaisant,
chaque nuit, les fers dévorent des jambes ;
leurs mâchoires enserrent la jambe droite de chaque prisonnier,
seule la gauche est libre de se plier et de s'étendre.

Pourtant, il y a en ce monde une chose encore plus étrange :
certaines personnes ont hâte de placer leurs jambes dans les fers.
Une fois enchaînées, elles peuvent dormir en paix.
Sinon, elles ne pourraient appuyer leur tête nulle part.

Prison Song (1971) sur un texte d'Ho Chi Minh reste une des rares incursions de Henze dans la musique mixte avec bande. Pourtant, là encore, point de musique "pure" puisque la composition musicale doit être servilement liée à l'"action" que développe le poème
La bande préenregistrée évoque les bruits de l'extérieur de la cellule. L'interprète (le récitant et le musicien ne font qu'un) joue le rôle du prisonnier. Seul avec lui-même, il tire des sons de tiges de bambou et d'objets en bois et en métal trouvés dans sa cellule, essayant de les faire correspondre au bruit de la rue, avec laquelle il établit un rapport.
Les Français Jean-François Cavro, Francis Faber, le Sino-coréen Chengbi An et l'Argentin Carlos Roque Alsina illustreront chacun à leur manière la problématique de la confrontation ou fusion entre parties instrumentales et sons fixés.


20h30


Donatienne Michel-Dansac, soprano
Cécile Daroux, flûtes
Louis-Vincent Bruère, clarinette
Fabrice Marandola, percussion
Mathieu Constans,
méta-instrument
Garth Knox, alto et viole d'amour
Bruno Pasquier, alto Benjamin Carat, violoncelle
David Simpson, violoncelle

Hans Werner HENZE Prison Song pour percussion solo & tape (CF) 5'26''
Francis FABER Trio pour flûte, alto, et méta-instrument (Co-commande INA-GRM/R-CM) 10'
Jean-François CAVRO Garde-toi une marge d'indéfini pour violoncelle et sons fixés 10'
Chengbi AN Moo Nui (Moires) pour alto et dispositif électronique
(Co-commande INA-GRM/Radio France-CM) 17'
Carlos Roque ALSINA Phares et rayonnements pour soprano, clarinette, violoncelle et sons fixés 20'



Coproduction INA-GRM / Radio France


dimanche 2 février | revenir

"Ceux qui vivent sur les bords de la Méditerranée appellent le crépuscule "l'heure bleue " car lorsque le soleil s'est couché et avant que la lune ne se lève, l'horizon à l'ouest vire soudain à une sorte de bleu opalin qui s'assombrit peu à peu, été comme hiver ( ) C'est l'heure à laquelle la lumière du jour se fane et à laquelle la nuit fait solennellement et très lentement son entrée, transformant notre monde avec un grand calme. Nos vies intimes sont également touchées par ce phénomène : les espoirs, les peurs, les premières amours et la solitude sont caressés par la plus belle et la plus douce des lumières du soir, comme par des paroles réconfortantes ou par des bribes de musique longtemps oubliée. "
(Hans Werner Henze)

Pour la deuxième année consécutive, Présences accueille l'Ensemble Intercontemporain dans un programme réunissant les deux dernières compositions pour ensemble de Hans Werner Henze confrontées à celles de deux jeunes loups de la nouvelle génération : la Coréenne Unsuk Chin et le Norvégien Rolf Wallin. L'aurore boréale, le soleil levant, l'heure bleue, la voie lactée toutes les couleurs de la création servies par la chatoyante virtuosité instrumentale des musiciens de l'Intercontemporain le tout dirigé par Stefan Asbury.



18h00


Samuel Favre, percussion
Dimitri Vassilakis, piano
Ensemble Intercontemporain
Stefan Asbury,
direction

Hans Werner HENZE L'heure bleue, sérénade pour 16 musiciens (CF) 12'
Rolf WALLIN Appearances pour ensemble (CM, commande de l'EIC) 25'

Entracte

Hans Werner HENZE Voie lactée ô s ur lumineuse (CF) 8'
Unsuk CHIN Double concerto pour piano, percussion et ensemble
(CM, co-commande EIC / Radio France) 20'



lundi 3 février | revenir

Cycle de films documentaires sur la musique de H. W Henze

19h00


Die verbotene Schönheit ,
WDR, 1976, 90 min. Réalisation : Peter Hamm
Traduction simultanée


Cinéma proposé par le Goethe-Institut en coopération avec Radio France

Goethe-Institut
17, avenue d'Iéna
75116 Paris


mardi 4 février | revenir

Deux géants de la musique, pour deux monuments de la littérature pour quatuor à cordes, s'observent lors de ce concert très spécial pour lequel le festival a passé commande à 10 compositeurs qui ont accepté le principe d'écrire un commentaire d'une minute (!) consacré à chacune des 10 symphonies de Henze.
Les oeuvres programmées lors de ce festival n'en finissent pas de s'éclairer les unes par rapport aux autres Témoin, Henze lui-même, qui cite, dans le quatrième mouvement de son quatuor, le
Chor der Wahnsinnigen, que nous entendrons demain dans sa version pour choeur... Citons encore Henri Dutilleux à propos d'Ainsi la Nuit "(qui) se divise en sept sections reliées pour la plupart les unes aux autres par des parenthèses souvent très brèves, mais importantes par le rôle organique qui leur est dévolu. Des allusions à ce qui va suivre - ou ce qui précède - s'y trouvent placées, et elles se situent comme autant de points de repère. Ici, comme dans mes autres partitions, intervient le concept de mémoire avec tout ce qui s'y rattache (préfigurations, variations, etc.) et cette notion implique une subdivision particulière du temps, donc de la forme adoptée."
Présences 2003 est modestement construit sur cette idée
En ouverture, le lauréat du prix Gaudeamus 2002 à Amsterdam: Valerio Murat.
Ce défi musical a été confié au passionnant jeune Quatuor Renoir (issu de l'Orchestre Philharmonique de Radio France).



20h00


Quatuor Renoir

Valerio MURAT
Ares pour quatuor à cordes

(CF) 5'
Hans Werner HENZE Quatuor à cordes N 5 (CF) 25'



Commentaires sur les symphonies de Hans Werner Henze

Pierre FARAGO
Quartettsatz d'après la symphonie N 1 (CRF-CM) 1'
Takuya IMAHORI Commentaire d'après la symphonie N 2 (CRF-CM) 1'
Alain FOURCHOTTE Apologia d'après la symphonie N 3 (CRF-CM) 1'
Peter RUZICKA Echo d'après la symphonie N 4 (CRF-CM) 1'
Bechara EL KHOURY Hommage variations sur la symphonie N 5 (CRF-CM) 1'
Walter BOUDREAU Finale(ment) d'après la symphonie N 6 (CRF-CM) 1'
Lucia RONCHETTI Mirages d'après la symphonie N 7 (CRF-CM) 1'
Luca ANTIGNANI Hommage à Henze d'après la symphonie N 8 (CRF-CM) 1'
Jean-Jacques DI TUCCI Réminiscence d'après la symphonie N 9 (CRF-CM) 1'
Thierry MACHUEL Oublieuse Mémoire d'après la symphonie N 10 (CRF-CM) 1'


Henri DUTILLEUX
Ainsi la nuit pour quatuor à cordes 17'

Prix Gaudeamus 2002



mercredi 5 février | revenir

"J'étais donc à Göttingen en cette année 1948, quand, aux alentours de Noël, il me tomba sous les yeux une traduction allemande d'un poème de Lope de Vega, Berceuse de la Mère de Dieu, qui se trouvait dans le programme du théâtre local. Dès le lendemain, je lui donnai une musique, empreinte, je crois, de la douceur de ces mois heureux. La structure diffère tout à fait de celles de mes autres compositions de la même époque, mais elle a en commun la même série tonale qui, je m'en souviens, me paraissait alors contenir toutes les réponses : le mélancolique comme l'ironique, le comique ou le dramatique."
(Hans Werner Henze)
Pas moins de trois créations mondiales (commandes de Radio France) au cours de ce concert dirigé par le très prometteur Daniel Kawka avec l'entrée de la Maîtrise et du Choeur de Radio France dans le festival. Cernée par les créations de deux compositeurs d'origine polonaise, la pièce pour choeur d'enfants et ensemble instrumental
Wiegenlied der Mutter Gottes, sur un poème de Lope de Vega, nous renvoie à l'Espagne de Luis de Pablo qui nous propose la création d'un concerto pour le plus idiomatique des instruments de la culture hispanique : la guitare.


20h00


Jean-Louis Capezzali , hautbois
Thierry Mercier , guitare
Maîtrise de Radio France (Toni Ramon, chef de choeur)
Choeur de Radio France
Orchestre Philharmonique de Radio France
Michel Tranchant , direction

Daniel Kawka , direction
Elzbieta SIKORA Trois Innocentines

(poèmes de René de Obaldia) pour choeur a capella (CRF-CM) 12'

Hans Werner HENZE Chor der Wahnsinnigen

pour choeur et ensemble (CF) 07'
Wiegenlied der Mutter Gottes

(texte : Lope de Vega) (CF) 8'
pour maîtrise et ensemble

Entracte

Luis DE PABLO Fantasias
pour guitare & orchestre de chambre (CRF-CM) 30'

Piotr MOSS Visages
concerto pour hautbois et orchestre de chambre
(CRF-CM) 30'




jeudi 6 février | revenir

Initiative trop peu commune que celle prise par Katia & Marielle Labèque, qui ont décidé de partir en tournée à travers le monde afin d'y défendre la création d'un jeune compositeur anglais : Dave Maric. Présences salue ce geste effectué par deux solistes d'envergure internationale pour une musique d'inspiration très "world". La percussion féline de Colin Currie enveloppée par le sampler du compositeur nous promet des paysages africains, asiatiques et sud-américains liés au romantisme européen et à la "modern electronic dance music" ( ! ) Lors de ce voyage en Concorde ? deux escales plus contemplatives ont été ménagées : en prélude, Hans Werner Henze nous convie à partager sa vision d'un paysage japonais en hiver et, avant notre dernière traversée, une autre sensation de calme suspendu nous a été réservée avec la pièce de Valentin Silvestrov jouée par Katia Labèque en solo.
Sense & Innocence est une commande du festival de Lucerne. Trilogy a été emportée en voyage par Colin Currie à Glasgow, Tokyo, New York et Chicago, et Exile jouée par notre quatuor au complet en Italie, en Angleterre, au Danemark, en Autriche, au Mexique, au Etats-Unis et enfin à Présences (Paris, France) qui bénéficie ce soir, à la faveur d'une création mondiale, de la dernière composition du globe-trotter de Manchester.
Les voyages forment la jeunesse.



20h00


Katia & Marielle Labèque, pianos
Colin Currie,
percussion
Dave Maric, sampler (live electronics)

Hans Werner HENZE
5 scenes from the Snow Country pour marimba solo (CF) 14'
Dave MARIC Sense et Innocence pour percussion solo et CD (CF) 10'
Trilogy pour percussion solo et CD (CF) 13'05

Entracte

Dave MARIC
Création pour piano solo et sampler (CRF-CM) 10'
Valentin SILVESTROV Hymn 2001 pour piano solo (CF) 7'
Dave MARIC Exile pour 2 pianos, percussion et sampler (CF) 18'


(Technique INA-GRM / Diego Losa)




vendredi 7 février | revenir

Concert "troublant" sur l'identité du compositeur et de la société qui l'entoure (et qui l'ignore ou qu'il ignore ), Pascal Rophé à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Radio France nous présente cette Sixième Symphonie composée en 1969 à Cuba où Henze résidait alors. Créée devant un public principalement constitué de soldats de l'Armée Révolutionnaire, de fils d'ouvriers et d'étudiants de l'Université de La Havane (!), elle prolonge ses liens avec le passé par son recours à la forme sonate, à la variation et à la fugue. Pourtant son projet, tel que le reflètent la syntaxe et le langage musicaux, en est étonnamment différent : le compositeur y mettant à profit ses "expériences d'un bourgeois ayant passé 20 ans de sa vie à écrire de la musique pour les classes dirigeantes, afin de composer contre la bourgeoisie. En fait de nostalgie et de scepticisme, je voulais de l'affirmatif, et souscrire sans ambiguïté à la révolution ". Dans la Sixième Symphonie , selon Henze, les moyens expressifs de la "musique contemporaine bourgeoise (européenne) ainsi que les miens résistent et se fragmentent. Un conflit est ici dépeint. "
Sean Ferguson quant à lui est né à Fort Vermilion, dans le nord de l'Alberta au Canada. Depuis une dizaine d'années, il mène une réflexion approfondie sur la raison d'être du compositeur canadien. Il s'est fixé comme objectif de questionner l'existence même du compositeur de "musique de concert" dans un milieu qui n'apparaît pas particulièrement favorable. Ferguson peut être considéré comme un héritier de R. Murray Schafer dans la poursuite de la réflexion sur l'identité musicale canadienne amorcée par ce dernier trente ans auparavant. Il représente sans doute aussi une contrepartie musicale de John Ralston Saul, philosophe canadien qui plaide pour une nation canadienne résolument complexe et défend l'idée d'un Canada culturellement très différent des pays d'Europe. Sean Ferguson s'inscrit dans une lignée d'artistes canadiens, dont le Groupe des Sept et les signataires du Refus Global, qui est manifestement destinée à franchir les barrières culturelles pour atteindre à la communication universelle entre l'art et le public.

La
Troisième Symphonie fut composée en 1949-1950 et créée à Donaueschingen en 1951 sous la direction de Hans Rosbaud. Écrite alors que Henze venait d'être engagé comme directeur artistique du Ballet de Wiesbaden, cette oeuvre présente tous les caractères d'une partition de ballet, hormis son titre. Les trois mouvements, intitulés respectivement Invocation à Apollon, Dithyrambe et Danse de conjuration évoquent chacun l'esprit de la danse. C'est ici, lors du finale, que l'influence de Stravinsky apparaît avec le plus de netteté, alors que deux "breaks" captivants reflètent l'intérêt que Henze a toujours éprouvé pour le jazz dès sa jeunesse.


20h00


Orchestre Philharmonique de Radio France
Pascal Rophé
, direction
Sean FERGUSON
Dans la chair (Co-commande Société Radio Canada/RF) (CM) 10'
Hans Werner HENZE
Symphonie N 3 25'

Entracte

Hans Werner HENZE
Symphonie N 6 pour deux orchestres (CF) 40'


samedi 8 février | revenir

Cycle de films documentaires sur la musique de Hans Werner Henze

14h00 17h00

Memoiren eines Außenseiters ,
BBC, Hessischer Rundfunk, 2001
Réalisation : Barrie Gavin

A Tempest Una Tempesta Ein Sturm Rondos für Orchester

(Simon Rattle, City of Birmingham Orchester),
WDR 2000

Requiem (London Sinfonietta, Ensemble Modern), ARD, 3sat 1993
Réalisation : Enno Hungerland
Traduction simultanée.

16h00

Cinéma et débat proposés par le Goethe-Institut en coopération avec Radio France.
Le Festival Hans Werner Henze dans le cadre du travail culturel des Instituts Goethe
avec des spécialistes français et allemands.

Goethe-Institut
17, avenue d'Iéna
75116 Paris




samedi 8 février | revenir

Si Présences 2003 est d'abord et avant tout un hommage à Hans Werner Henze et à la création, le concert de ce soir est soumis à une deuxième thématique qui, nous le constaterons plus tard avec les orchestres nationaux de régions, nous permettra de renforcer notre sujet. L'intérêt est ici de présenter le travail d'institutions françaises concernant la musique de notre temps. En effet, l'Etat français permet à de jeunes compositeurs de travailler dans un environnement privilégié à Rome (Villa Médicis) et à Madrid (Casa de Velázquez) en leur proposant des résidences au cours desquelles ils peuvent matérialiser leurs projets artistiques.

Ramon Lazkano (Saint-Sébastien, 1968) a suivi les classes de piano et composition avec Juan Padrosa et Francisco Escudero au Conservatoire Supérieur de Saint-Sébastien, où, après un Deuxième Prix d'harmonie (1984) et un Premier Prix de composition (1986), il a obtenu son Diplôme Supérieur de composition. Il a été pensionnaire à la Villa Médicis en 2001 et 2002.
Benjamin de La Fuente (1969) a obtenu les prix d'orchestration, d'analyse et de composition électroacoustique au CNR de Toulouse, au CNSM de Paris de 1994 à 1998. Il y obtient les premiers prix de composition dans la classe de Gérard Grisey et d'improvisation générative dans la classe d'Alain Savouret et Rainer Boesch. Parallèlement, il obtient une Maîtrise de Musicologie à l'université de Paris VIII (
L'entendre aujourd'hui ou la ré-appréhension du son musical ). Il fait partie de la promotion 1998-1999 du cursus de composition et d'informatique musicale de l'IRCAM. Il a été pensionnaire à la Villa Médicis en 2001 et 2002.
Gilles Silvestrini est né en 1961 à Givet dans les Ardennes. Il commence ses études musicales au Conservatoire de Reims, obtient un Premier Prix de hautbois au CNSM de Paris et fait ses études de composition à l'Ecole Normale. De 2000 à 2002, il a été membre de la Casa de Velázquez. Né à Toulouse en 1968, Jean-Philippe Bec fait ses premières études musicales au Conservatoire National de Région de sa ville natale. Il entre en 1996 au Conservatoire de Paris, où il obtient plusieurs premiers prix. Il étudie la composition pendant deux ans avec Gérard Grisey et a aussi été l'élève de Thierry Escaich, Michaël Levinas, Marco Stroppa, Jean-François Zygel, Marc-André Dalbavie. Il est titulaire des Diplômes de Formation Supérieure en écriture et en composition du CNSM de Paris.
Jean-Philippe Bec était pensionnaire de la Casa de Velázquez pour l'année 2001-2002.



18h00


Takashi Yamane , clarinette
Ensemble Ictus
Georges-Elie Octors
, direction
Hans Werner HENZE
Adagio, adagio (CF) 4'

Compositeurs de la Villa Médicis à Rome :

Ramon LAZKANO Sorginkeriak pour petit ensemble 15'
Benjamin DE LA FUENTE Accord d'argile Part I & II (CRF-CM pour la partie II) 15'

Entracte

Compositeurs de la Casa de Velázquez à Madrid :

Gilles SILVESTRINI Quintette pour clarinette et quatuor à cordes (CRF-CM) 10'
Jean-Philippe BEC I will stay in wonderland, the country of happiness 20'
(CM de la version définitive)

Coproduction Académie de France à Rome - Villa Médicis / Casa de Velázquez / Radio France


dimanche 9 février | revenir

Concert de musique de chambre par deux magnifiques solistes de l'Ensemble Intercontemporain. Hae-Sun Kang et Dimitri Vassilakis s'illustreront séparément comme solistes dans des créations de quatre compositeurs (d'esthétiques parfois absolument opposées) mises en perspective avec des oeuvres de Hans Werner Henze pour finalement se rejoindre pour les 5 Nachtstücke de ce dernier. En contrepoint aux sonorités du violon et du piano, une pièce pour voix seule de Philippe Leroux chantée par Donatienne Michel-Dansac, deux habitués de Présences.

18h00


Donatienne Michel-Dansac, soprano
Hae-Sun Kang,
violon
Dimitri Vassilakis,
piano

Hans Werner HENZE
Toccata mistica , pour piano (CF) 4'
Anders HILLBORG
Velocity Engine , pour piano (Lauréat TIC* 2002 )
(CM / Co-commande RF/ Radio suédoise)
5'
Hans Werner HENZE Etude philharmonique , pour violon solo (CF) 4'
Daniel VACS Viento Negro, pour violon solo (Lauréat TIC* 2002) (CF) 8'
Pascal ZAVARO Hallucinations , 5 pièces pour piano (CM) 15'
Philippe Leroux Je brûle, dit-elle un jour à un camarade pour soprano solo 12'
(hommage à Edmond Jabès)
Bechara EL KHOURY Fragments oubliés Op. 66, pour piano (CM) 8'
Hans Werner HENZE 5 Nachtstücke, pour violon et piano (CF) 10'


Coproduction Opus Centrum / CIM-UNESCO / Radio France

* TIC: Tribune Internationale des Compositeurs organisée par le Conseil International de la musique CIM-UNESCO.






lundi 10 février | revenir

Deuxième volet de sa trilogie imaginée pour Présences, Patrice Caratini et son ensemble reviennent cette année avec pour thème les instruments à vent. Fort de son succès lors de Présences 2002 (les cordes étaient alors à l'honneur), la bande à Caratini s'est considérablement étoffée, pour ce festival, de solistes à la virtuosité reconnue. Raphaël Dechoux de l'Orchestre National de France fera office de " fil rouge " en nous présentant la Sonatina pour trompette de Hans Werner Henze qui donnera le coup d'envoi à ce déchaînement d'improvisations mêlées à l'écriture subtile de notre maître de cérémonie.
En 2004, c'est sûr, on lui confie le "Philhar" !


20h00


Caratini Jazz Ensemble
Patrice Caratini
, contrebasse et direction

André Villéger,
saxophone
Matthieu Donarier, saxophones et clarinette
Rémy Sciuto, saxophone
Claude Egea, trompette
Pierre Drevet, trompette
Denis Leloup, trombone
François Bonhomme, cor
François Thuillier, tuba
Denis Chevallier,
guitare
Manuel Rocheman, piano
Thomas Grimmonprez, batterie

L'orchestre Imaginaire - Ensemble Instrumental de Moselle (21 musiciens)*
Fabrice Kastel,
direction
Hans Werner HENZE Sonatina pour trompette solo 5' Patrice CARATINI 5 miniatures pour tuba 10' Improvisation sur un thème de " Maratona " de H. W Henze 5'
Création pour trompette solo et orchestre de jazz (CM-CRF) 20'
Entracte
Gustavo BEYTELMANN Orillas pour quartette de jazz et ensemble à vent* (CM-CRF) 15' Patrice CARATINI From the ground pour deux orchestres (CM) 15'

Radio France Jazz-project (part. II)
Coproduction Bureau du Jazz de France Musiques / Festival Présences



mardi 11 février | revenir

Premier des orchestres invités, l'Orchestre National de Lille et son patron Jean-Claude Casadesus (bienvenue à Présences !) inaugurent la série des quatre concerts donnés au festival par "nos" orchestres nationaux de régions : nous avions besoin d'eux pour réaliser notre folle entreprise et le renfort de ces centaines de merveilleux musiciens venus des quatre coins de la France nous permet de continuer notre présentation de l'intégrale des 10 symphonies de Henze. De plus chacun de ces orchestres jouera une oeuvre de leur compositeur en résidence dont Radio France est co-commanditaire.

Compositrice française née à Casablanca, Graciane Finzi fait ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (classe de piano de Joseph Benvenuti) d'où elle sort avec quatre Premiers Prix : harmonie (1962), contrepoint (1964), fugue (1964) et composition (1969).
Dans un langage qui utilise certaines progressions harmoniques et chromatiques hors du sens tonal, elle établit des pôles d'attraction qui guident la compréhension d'une musique qui ne vise jamais à l'abstraction mais à l'expression immédiate des mouvements de la vie. Ses
" Moments pour orchestre " sont dédiés à Jean-Claude Casadesus.

Tout comme la
Quatrième Symphonie tire sa substance de l'opéra König Hirsch , de même le tendre et lyrique deuxième thème du premier mouvement de la Cinquième Symphonie cite directement l'aria "My own, my own" de l'opéra Elegy for Young Lovers. Dans une page intitulée "1962, Cinquième Symphonie ", Henze rend un hommage poétique exalté à l'objet de sa fascination, à la ligne d'horizon et la vie des rues de ce qu'il nomme par apostrophe "Manhattan, mon amour ". On suppose généralement que c'est New York qu'il glorifie dans la symphonie, composée pour Leonard Bernstein et le New York Philharmonic. Nous avons pensé immédiatement à Jean-Claude Casadesus pour la logique du parrainage. En cadeau, la mythique Anja Silja dans Les Sept Péchés Capitaux .


20h00


Anja Silja, soprano
Jean Delescluse , ténor
Michel Fockenoy, ténor
Jean-Louis Serre, baryton
Bernard Deletré, basse

Orchestre National de Lille
Jean-Claude Casadesus
, direction

Graciane FINZI Moments pour orchestre * (co-commande ONL / Radio France) 19'
Hans Werner HENZE Symphonie N 5 18'

Entracte

Kurt WEILL
Les sept péchés capitaux (Die Sieben Todsünden) 35'


* Cette oeuvre sera donnée le 7 février au Nouveau Siège à Lille (création mondiale) et le 8 à la Faïencerie à Creil.



mercredi 12 février | revenir

Après Peter Ruzicka, H.K. Gruber est le deuxième compositeur-chef d'orchestre invité à venir poser sa pierre à notre édifice. Présentant sa composition Charivari comme inspirée par une polka de Johann Strauss en "Perpetuum mobile", il n'est pas difficile de comprendre que le contraste avec cette oeuvre sombre, lourde d'inquiétude, chargée d'ombres menaçantes et sinistres qu'est la Deuxième Symphonie de Henze sera saisissant. Après une tendre introduction, le Lento initial de cette symphonie de 1949 est progressivement gagné par une atmosphère de présage mystérieux, un peu effrayant, qui fait soudain irruption, de façon très dramatique, dans un Allegro sauvage, aux énergies rudes et puissantes.
En fait, si l'on se reporte aux commentaires de Henze sur les liens étroits unissant sa musique au théâtre, on pourrait songer à quelque scénario dramatique caché dans les trois mouvements pleins de tension et très unifiés de cette
Deuxième Symphonie.
En création mondiale, un "concerto grosso" pour l'ensemble Zellig composé par Thierry Pécou pour un orchestre qui l'a toujours fidèlement soutenu.


20h00


Ensemble Zellig
Orchestre National d'Ile-de-France
H.K. Gruber
, direction

Hans Werner HENZE
Symphonie N 2 (CF) 23'
H.K GRUBER Charivari an Austrian Journal for orchestra 12'

Entracte

Thierry PECOU Symphonie du Jaguar (CM-CRF) 40'


jeudi 13 février | revenir

Inscrite au même programme que la Dixième Symphonie de Henze qui dure plus de quarante minutes, Nicolas Bacri se demande si son oeuvre de douze minutes peut être réellement considérée comme une vraie symphonie : "Il me semble que l'on peut répondre oui si l'oeuvre en question répond aux critères de conception présidant à ce genre, cela, au-delà de toute préoccupation de durée physique si tant est, comme je le crois, que la musique - et ce n'est pas le moindre de ses paradoxes - n'est pas un art traitant de l'organisation du temps mais de son abolition ".
Nicolas Bacri, né à Paris en 1961, est l'auteur de plus de soixante-dix oeuvres dont six symphonies, cinq quatuors à cordes, quatre cantates, trois trios avec piano et quinze oeuvres concertantes pour piano, deux pianos, violon, alto, violoncelle, flûte, hautbois, clarinette, trompette. Sa Sixième Symphonie, donnée ici en création mondiale publique, a été écrite à la demande de Radio France pour l'Orchestre National de France et Leonard Slatkin qui l'a enregistrée dans le cadre de la série "Alla breve".

Pour Marco-Antonio Pérez-Ramirez, compositeur en résidence de l'Orchestre National de Montpellier, le titre de sa nouvelle pièce s'est imposé tout naturellement au moment où il lisait cette phrase d'Antonin Artaud :
"Du corps, par le corps, depuis le corps, avec le corps et jusqu'au corps."
"J'avais déjà commencé à écrire cette pièce pour orchestre, je cherchais des aspérités, des volumes antagonistes, des sons âpres, rauques, une forme sans concession, des accélérations et ralentissements du matériau, je voulais dévier, dériver, m'enfoncer, repartir, déraper, foncer, revenir J'éprouvais des sensations tactiles très fortes au moment de l'écriture, des sensations de contact direct, immédiat, physique. J'essayais de laisser une trace dans l'espace. Un peu comme dans les tableaux d'Antoni Tapiès avec ces graffitis ou éraflures
", " comme si une mémoire avait pu reprendre corps à partir de ces surfaces graveleuses " (Jorge Semprun).

Quant à la
Dixième Symphonie , donnée ici en création française, elle représente l'aboutissement de la splendide série des quatre dernières symphonies que Henze lui-même considère parmi ses oeuvres les plus réussies : " Toutes fonctionnent, et répondent aux exigences techniques de la symphonie. " Ces oeuvres portent la voix d'un artiste apaisé, réconcilié avec lui-même comme avec son pays : "Je ne suis plus en conflit avec l'Allemagne, je n'y ai même plus d'ennemis ".


20h00


Orchestre National de Montpellier
Friedemann Layer
, direction

Nicolas BACRI
Symphonie N 6 op.60 à Serge Nigg (CM, CRF) 12'
Marco-Antonio PEREZ-RAMIREZ* Du corps (CM-CRF) 14'
(CM, co-commande ONM / Radio France)

Entracte

Hans Werner HENZE*
Symphonie N 10 (CF) 42'



* Ces oeuvres seront données le 14 février au Corum, Opéra Berlioz à Montpellier.

vendredi 14 février | revenir

En 1947, Henze a vingt et un an. Il est encore élève de Wolfgang Fortner et subit les influences d'Hindemith, Stravinsky et Bartók. Il compose aussi sa Première Symphonie , commençant ainsi une aventure qui le mènera à Lucerne le 17 août 2002 lorsque Simon Rattle et son Orchestre de Birmingham donnent la création de sa Dixième au terme de 55 ans de création (et ce n'est pas fini !).
En fidèle serviteur de la musique de Henze, Jan Latham-Koenig a choisi cette
Première Symphonie qu'il connaît bien pour l'avoir maintes fois dirigée.
Nous attendons avec impatience ce triple concerto (quel plateau !) composé pour l'occasion par Jean-Louis Agobet avant un "classique" du XXe siècle : Webern.



20h00


Michel Portal, clarinette et clarinette basse
Paul Meyer, clarinette
Alain Billard, clarinette et clarinette contrebasse
Orchestre Philharmonique de Strasbourg
Jan Latham-Koenig
, direction

Hans Werner HENZE
Symphonie N 1 (CF) 17'
Jean-Louis AGOBET* Génération, concerto grosso pour 3 clarinettistes et orchestre 20'
(co-commande OPS / Radio France)

Entracte

Anton WEBERN
Im sommerwind 16'

Cette oeuvre sera donnée les 9 (création) et 10 janvier 2003 au Palais de la Musique et des Congrès à Strasbourg.




samedi 15 février | revenir

N.B : Deux concerts à 17h30 !



(Obsession de l'amoureux : attendre que l'autre lui donne ce dont il a besoin)

"L'amour ça se fabrique,
ça se bricole,
ça se fait mal tout seul,
ça se fait du bien,
avant après pendant,
on peut faire durer,
on peut arrêter tragique,
on peut se perdre, se trouver,
on peut tout, on peut rien,
on peut peu et puis beaucoup,
on ne s'emmerde pas et ça
c'est comme la musique
faut pas s'emmerder"

Tout un programme...



17h30


Quartette "L'amour"
Alex Grillo,
vibraphone et voix
Hélène Labarrière, contrebasse & voix
Didier Petit, violoncelle & voix
Christine Wodrascka, piano & voix




Coproduction Bureau du Jazz de France Musiques / Festival Présences



samedi 15 février | revenir

"Ma Septième Symphonie a été commandée par l'Orchestre Philharmonique de Berlin à l'occasion de son centenaire en 1982 et créée en 1984. Cette symphonie est de toutes mes uvres pour orchestre celle qui se rapproche le plus du modèle de la symphonie classique. Dans ma vie, je n'ai cessé de tenter d'intégrer la forme sonate de manière cohérente et probante, bien que dans une approche libre de la tonalité, au c ur même de mon travail et de mon évolution, de manière à apprendre à mieux profiler ces éléments de contraste indispensables au plein effet de l' uvre et à faire que ceux-ci puissent s'affronter librement, de sorte que cette matière contrastante génère un matériau musical en permanence renouvelé.
En réalité, la forme sonate se retrouve dans certaines uvres symphoniques figurant à mon catalogue également là où elle n'apparaît pas de manière déclarée, comme par exemple dans
Antifone, Doppio Concerto, ou encore dans l'opéra The Bassarids. Je me sens encore et toujours attiré par la tradition beethovénienne. Cette Symphonie n 7 est une symphonie allemande, et c'est de choses allemandes qu'il est question".(Hans Werner Henze)
La
Huitième Symphonie ne partage pas du tout la même atmosphère que la précédente. Beaucoup plus courte, elle est fondée sur 3 moments de A Midsummer Night's Dream de Shakespeare. Cette Huitième est une symphonie lumineuse, une " uvre d'été" en opposition avec la noire Septième.

Nous voilà parvenus au terme de notre ascension du massif que représentent les 10 symphonies de Hans Werner Henze. Au cours de ce voyage nous aurons aussi entendu les uvres de 44 compositeurs avec 35 créations mondiales, 27 créations françaises dont 30 commandes de Radio France, le tout avec la participation de plus de 800 musiciens ! Nos prochaines expéditions seront consacrées à Philippe Hersant en 2004, puis à Pierre Boulez pour ses 80 ans en 2005 suivi par Thomas Adès en 2006. Soyez certains que l'équipe du festival et la Direction de la Musique de Radio France vous réservent encore les parcours les plus surprenants pour partager avec vous ce plaisir unique que seul peut vous procurer un festival comme Présences : la découverte!



17h30


Orchestre Philharmonique de Radio France
Myung-Whun Chung,
direction

Hans Werner Henze
Symphonie N 8 25'

Entracte

Hans Werner HENZE Symphonie N 7 46'






L'équipe du festival

Direction de la musique

René Koering
Directeur de la musique

René Bosc

Responsable du service de la création musicale

François Croze
Adjoint du directeur, chargé de la communication et de la commercialisation
assisté de Aude Estèves

Laurence Laveau
Responsable relations publiques
assistée de Lilia Kesraoui

Festival Présences

René Bosc
Directeur artistique
Assisté de Bruno Berenguer, Caroline de Saint Léon, Karine David
et Marie-Paule Férey

Erick Sez
Régie générale

Relations presse :
Agence Tandem
Fanny Decobert et Gianluca Tolusso



Informations pratiques

Présences 2003 - 13e Édition

Tous les concerts sont gratuits dans la limite des places disponibles

renseignements : 01 56 40 15 16

Tous les concerts ont lieu, à la Maison de Radio France
Salle Olivier Messiaen, sauf mention contraire

Maison de Radio France
116, avenue du Président Kennedy
75116 Paris


ACCES :

métro:

Mirabeau, La Muette
Passy, Ranelagh


rer:

ligne C ; station Kennedy-Radio France

bus:
22 ; 52 ; 70 ; 72

Parking payant face
à Radio France

le concert exceptionnel d'ouverture du 16 janvier aura lieu
au Théâtre des Champs-Élysées
15,avenue Montaigne
75008 Paris


Cinéma et débat au Goethe-Institut

Goethe-Institut
17, avenue d'Iéna
75116 Paris
Tél. 01 44 43 92 30