ensemble Intercontemporain - concerts I-III/2000

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mise à jour : 2 Septembre 2002

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Concerts de Janvier 2000 à Mars 2000

13.1.2000 Centre Georges-Pompidou | retour

20h00 CONCERT

Concert de réouverture du Centre Pompidou

Ensemble Intercontemporain, direction Pascal Rophé
Didier Pateau, hautbois; Dimitri Vassilakis, Hidéki Nagano, pianos - Technique Ircam

Tristan Murail Désintégrations

Joël-François Durand La terre et le feu, pour hautbois et ensemble (création mondiale)

Marc Monnet Bosse, crâne rasé, nez crochu (commande Ircam, création mondiale)

concert annulé

Une torsion des formes traditionnelles, et particulièrement celle du concerto, sous-tend les trois oeuvres de ce programme. Début d'une phase nouvelle dans l'esthétique de T. Murail, Désintégrations (1983) abandonne les processus continus qui l'avaient préoccupé auparavant, au profit d'un langage musical plus souple. On retrouve cependant les traits caractéristiques du compositeur : « investigations à l'intérieur des sons, exploration de leur vie et de leur structure intérieure, souci de gommer les frontières entre les paramètres, entre harmonie et timbre avant tout. » (J. Anderson).

Malgré sa formation, La terre et le feu, pour hautbois et ensemble, de Joël-François Durand ne présente que peu des caractéristiques habituelles d'un concerto. L'ensemble entoure et complète l'instrument soliste par une variété de rôles en créant autour de lui un espace de résonances, de couleurs, d'amplification de timbres, intégrant le hautbois à l'ensemble ou le dissociant.

Marc Monnet trouve une correspondance entre son désir de perturber l'ordre, de remettre en question la forme désuète du concerto par le difforme, et les personnages des farces du théâtre latin des Atellanes, dans Bosse, crâne rasé, nez crochu.

 

14.1.2000 Goethe-Institut | retour

20h00 CONCERT

 

Solistes de l'Ensemble Intercontemporain

Sophie Cherrier, flûte ; Didier Pateau, hautbois ; Frédérique Cambreling, harpe; Odile Auboin-Duhamel, alto

Johannes Schöllhorn "Under one's breath", Études pour flûte, alto et harpe

Hans Zender Tre Pezzi, pour hautbois

Klaus Huber Sabeth, pour flûte, cor anglais et harpe

Michael Jarrell ... some leaves II..., pour alto

Heinz Holliger Trio, pour hautbois, alto et harpe

20.1.2000 Musée d'Orsay | retour

20h00 CONCERT

 

Solistes de l'Ensemble Intercontemporain

Sophie Cherrier, flûte ; Alain Damiens, clarinette ; Benny Sluchin, trombone ; Dimitri Vassilakis, piano; Michel Cerutti, cymbalum et percussion ; Maryvonne Le Dizès, violon; Pierre Strauch, violoncelle.

Peter Eötvös
Kosmos, pour piano
Psy, pour flûte, violoncelle et cymbalum
Two poems to Polly, pour violoncelle
Intervalles/Intérieurs, pour clarinette, trombone, violon, violoncelle, percussion et bande

Arnold Schoenberg Suite, op. 29, pour sept instruments

Un programme essentiellement consacré à la musique de chambre du compositeur Peter Eötvös, dont les origines hongroises transparaissent à travers les « sons cosmiques » de Kosmos &endash; allusions aux « musiques nocturnes » de Bartók &endash; le cymbalum de Psy, mais aussi dans Intervalles/Intérieurs, où le compositeur explore la tension entre deux sons « comparables à l'action réciproque de deux corps ou de deux êtres vivants ». Il découvre dans les aspects multiples de ce mouvement une « réincarnation des riches formes ornementales de la musique populaire de Transylvanie ». (P.E)

En clôture de ce programme, la Suite op. 29 de Schoenberg qui allie les principes de composition dodécaphonique avec des réminiscences de pas de danse et des éléments folkloriques.

 

 

27.1.2000 Cité de la Musique | retour

19h30 CONCERT

Musique et texte

Benny Sluchin, trombone alto à deux pavillons, Gérard Buquet, trombone contrebasse à deux pavillons
Thea Brejzek, metteur en scène
Lawrence Wellen, décors
Ensemble Intercontemporain

Direction artistique Peter Eötvös

Atelier

Helmut Lachenmann «...Zwei Gefühle...», Musik mit Leonardo théâtre musical

Helmut Lachenmann, récitant présentation Peter Eötvös présentation et direction

Peter Eötvös As I Crossed a Bridge of Dreams, monodrame

Claire Bloom, récitante ; Christiane Schmeling, mezzo soprano ; Stéphanie Field, contralto, Matthias Horn,baryton

Journal d'une Japonaise du XIe siècle condensé en sept séquences correspondant chacune à une facette du personnage principal, le monodrame d'Eötvös est parcouru, comme dans beaucoup d'oeuvres du compositeur, par l'image du double. Ainsi le trombone alto figure-t-il l'alter ego de la jeune femme. Principe duel aussi à l'oeuvre dans « ...Zwei Gefühle... » (Deux sentiments), du compositeur allemand Helmut Lachenmann, inspiré d'un texte de Léonard de Vinci. « Les deux récitants [...] sont les deux parties conscientes, quasi complémentaires, d'un voyageur imaginaire et d'un lecteur qui s'étonne en silence. Eux-mêmes fonctionnent comme les deux mains d'un aveugle travaillant ensemble, qui passeraient sur ce texte comme sur une inscription précieuse. » (H.L.)

Dans la version proposée, c'est le compositeur lui-même qui assumera ces deux rôles.

 

 

6.2.2000 Cité de la Musique | retour

16h30 CONCERT pour les jeunes

Maryvonne Le Dizès, Jeanne-Marie Conquer, violons;
Ensemble Intercontemporain, direction et présentation David Robertson

Antonio Vivaldi Concerto op.8 n°4, L'hiver (extrait des Quatre saisons)

Luciano Berio Corale

7.2.2000 Théâtre du Châtelet | retour

20h00 CONCERT

Piano + polyphonies de la Renaissance

Direction David Robertson
Pierre-Laurent Aimard, clavecin; Dimitri Vassilakis, piano; The King's Singers

Atelier Pierre-Laurent Aimard

Elliott Carter Double concerto, pour clavecin, piano et deux orchestres de chambre

Roland de Lassus Madrigaux et Motets

Pierre-Laurent Aimard poursuit son cycle d'ateliers associant une oeuvre concertante pour piano (ou clavier) du XXe siècle à une oeuvre artistique éloignée, mais partageant avec elle des caractéristiques fortes. Ici, un même goût pour la polyphonie rapproche Elliott Carter et Roland de Lassus :

« Elliott Carter est peut-être, en effet, le plus grand polyphoniste de notre temps, et un retour aux sources de la Renaissance m'a paru tout naturellement s'imposer. Dans les motets et madrigaux de Roland de Lassus, comme dans le Double Concerto du maître américain, un même esprit insuffle aux lignes fantaisie et liberté. Carter adjoint à chaque soliste (clavecin et piano) un ensemble instrumental. Ainsi les combinaisons linéaires entre "claviéristes" deviennent combinaisons de groupe, et la polyphonie se met à structurer l'espace. » (P.-L. Aimard)

 

 

13.2.2000 Centre Georges-Pompidou | retour

18h30 CONCERT

Solistes de l'Ensemble Intercontemporain

Sophie Cherrier, flûte; Didier Pateau, hautbois; André Trouttet, clarinette ; Paul Riveaux, basson ; Jens McManama, cor

Betsy Jolas
O Wall, pour quintette à vent
Harrison Birtwistle
Five Distances, pour quintette à vent
Elliott Carter
Huit Etudes et une Fantaisie
György Ligeti
Dix Pièces, pour quintette à vent

 

 

23 et 24.2.2000 Cité de la Musique | retour

20h00 CONCERT

Musique et texte

Direction David Robertson
Ensemble Intercontemporain
Orchestre du Conservatoire de Paris
Ensemble vocal Sinergy
Christophe Desjardins, alto

Steve Reich Proverb

Bernd Alois Zimmermann Antiphonen, pour alto et petit orchestre

Luciano Berio Sinfonia, pour huit voix et instruments

« Nous cohabitons en bonne intelligence avec une gigantesque diversité de biens culturels de toutes les époques et nous existons sur de nombreux niveaux temporels différents ». Ce concert illustre parfaitement l'affirmation du compositeur B.A. Zimmermann : à partir d'un court texte de Wittgenstein, Proverb est pour Steve Reich l'occasion d'explorer les techniques compositionnelles de l'Ecole de Notre-Dame, l'influence de Pérotin (XIIIe siècle) se faisant particulièrement sentir dans les superpositions de parties mosylllabiques des sopranos et les mélismes chantés par les ténors ; le titre choisi par Zimmermann pour son concerto pour alto et orchestre, Antiphonen, contient également une référence à la pratique responsoriale du Moyen Age (ici, les instrumentistes récitent, dans une trame polyphonique, des textes en sept langues); se souvenant de son étymologie &endash; sinfonia signifie « instruments jouant ensemble » &endash;, l'oeuvre de Berio se développe selon un jeu collectif de situations, de significations, de références, avec des citations de Lévi-Strauss et de Beckett, ainsi qu'un travail sur les phonèmes du nom de Martin Luther King. Au plan musical, Berio recourt à des références intégrées, entre autres, au scherzo de la Deuxième Symphonie de Mahler.

 

 

 

1.3.2000 Goethe-Institut | retour

20h00 CONCERT

Musique et texte

Hae-Sun Kang, Jeanne-Marie Conquer, violons ; Odile Auboin-Duhamel, Christophe Desjardins, altos ; Jean-Guihen Queyras, violoncelle

Anton Webern
Six Bagatelles op.9, pour quatuor à cordes
Cinq Mouvements

George Benjamin Viola, viola, pour duo d'altos
Klaus Huber Ecce homines

Des Six Bagatelles op. 9, qui figurent parmi les oeuvres plus brèves de la musique occidentale, Schoenberg disait en 1932 : « Observez quelle sobriété exige une expression aussi concise... exprimer un roman par un seul geste, un bonheur par une seule respiration, une telle concentration n'est possible que si l'on exclut, dans une mesure adéquate, toute sentimentalité. »

Dans son duo d'altos Viola, Viola, le compositeur anglais George Benjamin a cherché à « faire apparaître une sonorité unique, quasi orchestrale » (G.B.), en sorte que les deux parties d'altos, étroitement liées en un entrelacs continu, apparaissent comme un unique instrument. Avec son quintette Ecce Homines, composé en 1998, K. Huber poursuit son travail d'exploration des micro-intervalles (quarts de tons, tiers de tons) inspirés des maqamats arabes classiques, en gardant à l'esprit le quintette en sol mineur de Mozart, « qui s'érige, lointain comme une chaîne de montagne rendue transparente par le foehn » (K. H.)

 

 

4.3.2000 Lille, Couvent des dominicains | retour

20h00 CONCERT

Musique et texte

Hae-Sun Kang, Jeanne-Marie Conquer, violons ; Odile Auboin-Duhamel, Christophe Desjardins, altos ; Jean-Guihen Queyras, violoncelle

Anton Webern
Six Bagatelles op.9, pour quatuor à cordes
Cinq Mouvements

George Benjamin Viola, viola, pour duo d'altos

Ivan Fedele Viagiattori della notte, pour violon

Klaus Huber Ecce homines

 

9.3.2000 Centre Georges-Pompidou | retour

20h00 CONCERT

Ensemble Intercontemporain
Direction Patrick Davin
Technique Ircam

Conlan Nancarrow Piece n°2

Jean-Luc Hervé Encore, commande de l'Ircam, création mondiale

Joël-François Durand La terre et le feu, pour hautbois et ensemble (création mondiale)

Gérard Grisey Le temps et l'écume

Datée de 1989, Le temps et l'écume de G. Grisey s'inscrit parmi les oeuvres du compositeur dans lesquelles la dilatation du temps induite par la recherche « spectrale » - cet élargissement du son, de son « spectre » aux dimensions d'une oeuvre - s'applique à d'autres processus. « Schématisuement, Le Temps et l'écume navigue entre la musique des baleines, celle des hommes et celle des insectes. Le même geste (rythme-bruit/son-spectre) est passé au crible de ces temps relatifs et si éloignés l'un de l'autre qu'une cellule d'une secondepeut devenir un processus formel qui recouvre presque la durée totale de l'oeuvre. » (G. G.)

Deux créations précèderont cette exécution : l'une de J.-M. Singier, l'autre de J.-Luc Hervé, qui fut l'élève de Gérard Grisey.

 

12.3.2000 Centre Georges-Pompidou | retour

16h30 CONCERT

Solistes de l'Ensemble Intercontemporain
Emmanuelle Ophèle, flûte/flûte alto ; André Trouttet, clarinette ; Vincent Bauer, percussion ; Hidéki Nagano, piano

Harrison Birtwistle Harrison's clock, pour piano

Steve Reich New York Counterpoint

Morton Feldman Why Patterns, pour flûte/flûte alto, piano et percussion

Trois oeuvres anglo-saxonnes nées du traitement d'un motif simple, qui les apparente au mouvement minimaliste/répétitif : les cinq pièces pour piano de Harrison's clock (du nom de l'inventeur anglais de chonomètres au XVIIIe siècle) évoluent autour d'un axe allant de l'étude à la toccata en une sorte de processus mécanique évoquant certaines particularités du fonctionnement d'une horloge. Dans chaque pièce, la musique pourrait « continuer éternellement » et ne se termine que « parce que le ressort s'est arrêté ».

New York Counterpoint présente un soliste qui « affronte » les parties des dix clarinettes préalablement enregistrées par lui-même. On y retrouve l'emploi de motifs mélodiques répétés et entrelacés, caractéristiques d'oeuvres plus anciennes de Reich, ainsi que des combinaisons harmoniques plus tardives et des changements de tempo et d'accents plus abrupts variant la perception auditive de ce qui en fait demeure inchangé.

Why Patterns offre un exemple d'amplification de la forme, chère au compositeur, à partir de sons ou accords isolés se reproduisant irrégulièrement à la flûte, au piano et au glockenspiel. Il s'inspire ainsi de la technique des tapis orientaux et de leurs irrégularités qui s'annulent en s'équilibrant.

 

 

13.3.2000 Bruxelles, Conservatoire royal | retour

20h30 CONCERT

Ensemble Intercontemporain
direction David Robertson
Valdine Anderson, soprano

Gérard Grisey Quatre Chants pour franchir le Seuil

Pierre Boulez sur Incises

24 et 25.3.2000 Cité de la Musique | retour

20h00 CONCERT

Ensemble Intercontemporain
direction David Robertson
Valdine Anderson, soprano

Pierre Boulez

Pli selon pli

Interprété pour la première fois dans son intégralité par l'Ensemble Intercontemporain, ce cycle de cinq pièces, pour soprano et orchestre, composé par P. Boulez de 1957 à 1962, emprunte son titre à un poème de Mallarmé. ‘uvre majeure du compositeur, elle dévoile peu à peu, depuis l'un des premiers textes du poète, Don du poème (1865) jusqu'à l'un de ses derniers, Tombeau (1897), à la fois un portrait du poète et du musicien.

 

26.3.2000 Londres, South Bank Centre, Royal Festival Hall | retour

19h30 CONCERT

Ensemble Intercontemporain
direction David Robertson
Valdine Anderson, soprano

Pierre Boulez

Pli selon pli

29.3.2000 Cologne, Philharmonie | retour

20h00 CONCERT

Ensemble Intercontemporain
direction David Robertson
Valdine Anderson, soprano

Pierre Boulez

Pli selon pli

 

 

Adresses des salles de concert et numéros de réservation par téléphone :

 

Centre Georges-Pompidou
Grande Salle
19 rue Beaubourg
Paris 4c
01 44 78 48 16

Musée d'Orsay
1 rue de Bellechasse, Paris 7e
tél 01 40 49 47 17

Cité de la Musique
221 avenue Jean-Jaurès, Paris 19e
Réservation 01 44 84 44 84

Théâtre du Châtelet
1 place du Châtelet, Paris 4e
01 40 28 28 40

Goethe-Institut
17 avenue d'Iéna Paris 16e
01 44 43 92 30

Lille, Couvent des Dominicains
rue Salomon
tél. 03 20 21 94 21 :(Office du tourisme de Lille)
par correspondance: Service culturel de la Ville de Lille (03 20 49 55 20)

Bruxelles, Conservatoire royal
rue Ravenstein, 23
1000 Bruxelles
tél. 00 32 2 507 82 00
fax 00 32 2 511 79 77

Londres
South Bank Centre
Royal Festval Hall
00 44 171 960 4242
www.sbc.org.uk

Cologne
Philharmonie
Bischofsgartenstrasse 1
D 50667 Cologne
00 49 221 204 08 253

 

Ensemble Intercontemporain
Renseignements concerts et programme détaillés des manifestations réservées aux Amis
de l'Ensemble Intercontemporain
01 44 84 44 72

 

 

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