|
ensemble Intercontemporain - concerts I-III/2000 |
bisbigliando.com | |||||||||||||||||||||||||||
|
accueil |
|
| ||||||||||||||||||||||||||
|
13.1.2000 Centre Georges-Pompidou | retour 20h00 CONCERT Concert de réouverture du Centre Pompidou Ensemble
Intercontemporain, direction Pascal Rophé |
Tristan Murail Désintégrations Joël-François Durand La terre et le feu, pour hautbois et ensemble (création mondiale) Marc Monnet Bosse, crâne rasé, nez crochu (commande Ircam, création mondiale) |
concert annulé
Une torsion des formes traditionnelles, et particulièrement celle du concerto, sous-tend les trois oeuvres de ce programme. Début d'une phase nouvelle dans l'esthétique de T. Murail, Désintégrations (1983) abandonne les processus continus qui l'avaient préoccupé auparavant, au profit d'un langage musical plus souple. On retrouve cependant les traits caractéristiques du compositeur : « investigations à l'intérieur des sons, exploration de leur vie et de leur structure intérieure, souci de gommer les frontières entre les paramètres, entre harmonie et timbre avant tout. » (J. Anderson).
Malgré sa formation, La terre et le feu, pour hautbois et ensemble, de Joël-François Durand ne présente que peu des caractéristiques habituelles d'un concerto. L'ensemble entoure et complète l'instrument soliste par une variété de rôles en créant autour de lui un espace de résonances, de couleurs, d'amplification de timbres, intégrant le hautbois à l'ensemble ou le dissociant.
Marc Monnet trouve une correspondance entre son désir de perturber l'ordre, de remettre en question la forme désuète du concerto par le difforme, et les personnages des farces du théâtre latin des Atellanes, dans Bosse, crâne rasé, nez crochu.
|
14.1.2000 Goethe-Institut | retour 20h00 CONCERT
Solistes de l'Ensemble Intercontemporain Sophie Cherrier, flûte ; Didier Pateau, hautbois ; Frédérique Cambreling, harpe; Odile Auboin-Duhamel, alto |
Johannes Schöllhorn "Under one's breath", Études pour flûte, alto et harpe Hans Zender Tre Pezzi, pour hautbois Klaus Huber Sabeth, pour flûte, cor anglais et harpe Michael Jarrell ... some leaves II..., pour alto Heinz Holliger Trio, pour hautbois, alto et harpe |
|
20.1.2000 Musée d'Orsay | retour 20h00 CONCERT
Solistes de l'Ensemble Intercontemporain Sophie Cherrier, flûte ; Alain Damiens, clarinette ; Benny Sluchin, trombone ; Dimitri Vassilakis, piano; Michel Cerutti, cymbalum et percussion ; Maryvonne Le Dizès, violon; Pierre Strauch, violoncelle. |
Peter
Eötvös Arnold Schoenberg Suite, op. 29, pour sept instruments |
Un programme essentiellement consacré à la musique de chambre du compositeur Peter Eötvös, dont les origines hongroises transparaissent à travers les « sons cosmiques » de Kosmos &endash; allusions aux « musiques nocturnes » de Bartók &endash; le cymbalum de Psy, mais aussi dans Intervalles/Intérieurs, où le compositeur explore la tension entre deux sons « comparables à l'action réciproque de deux corps ou de deux êtres vivants ». Il découvre dans les aspects multiples de ce mouvement une « réincarnation des riches formes ornementales de la musique populaire de Transylvanie ». (P.E)
En clôture de ce programme, la Suite op. 29 de Schoenberg qui allie les principes de composition dodécaphonique avec des réminiscences de pas de danse et des éléments folkloriques.
|
27.1.2000 Cité de la Musique | retour 19h30 CONCERT Musique et texte Benny Sluchin, trombone
alto à deux pavillons, Gérard Buquet, trombone
contrebasse à deux pavillons Direction artistique Peter Eötvös |
Atelier Helmut Lachenmann «...Zwei Gefühle...», Musik mit Leonardo théâtre musical Helmut Lachenmann, récitant présentation Peter Eötvös présentation et direction Peter Eötvös As I Crossed a Bridge of Dreams, monodrame Claire Bloom, récitante ; Christiane Schmeling, mezzo soprano ; Stéphanie Field, contralto, Matthias Horn,baryton |
Journal d'une Japonaise du XIe siècle condensé en sept séquences correspondant chacune à une facette du personnage principal, le monodrame d'Eötvös est parcouru, comme dans beaucoup d'oeuvres du compositeur, par l'image du double. Ainsi le trombone alto figure-t-il l'alter ego de la jeune femme. Principe duel aussi à l'oeuvre dans « ...Zwei Gefühle... » (Deux sentiments), du compositeur allemand Helmut Lachenmann, inspiré d'un texte de Léonard de Vinci. « Les deux récitants [...] sont les deux parties conscientes, quasi complémentaires, d'un voyageur imaginaire et d'un lecteur qui s'étonne en silence. Eux-mêmes fonctionnent comme les deux mains d'un aveugle travaillant ensemble, qui passeraient sur ce texte comme sur une inscription précieuse. » (H.L.)
Dans la version proposée, c'est le compositeur lui-même qui assumera ces deux rôles.
|
6.2.2000 Cité de la Musique | retour 16h30 CONCERT pour les jeunes Maryvonne Le
Dizès, Jeanne-Marie Conquer, violons; |
Antonio Vivaldi Concerto op.8 n°4, L'hiver (extrait des Quatre saisons) Luciano Berio Corale |
|
7.2.2000 Théâtre du Châtelet | retour 20h00 CONCERT Piano + polyphonies de la Renaissance Direction David
Robertson |
Atelier Pierre-Laurent Aimard Elliott Carter Double concerto, pour clavecin, piano et deux orchestres de chambre Roland de Lassus Madrigaux et Motets |
Pierre-Laurent Aimard poursuit son cycle d'ateliers associant une oeuvre concertante pour piano (ou clavier) du XXe siècle à une oeuvre artistique éloignée, mais partageant avec elle des caractéristiques fortes. Ici, un même goût pour la polyphonie rapproche Elliott Carter et Roland de Lassus :
« Elliott Carter est peut-être, en effet, le plus grand polyphoniste de notre temps, et un retour aux sources de la Renaissance m'a paru tout naturellement s'imposer. Dans les motets et madrigaux de Roland de Lassus, comme dans le Double Concerto du maître américain, un même esprit insuffle aux lignes fantaisie et liberté. Carter adjoint à chaque soliste (clavecin et piano) un ensemble instrumental. Ainsi les combinaisons linéaires entre "claviéristes" deviennent combinaisons de groupe, et la polyphonie se met à structurer l'espace. » (P.-L. Aimard)
|
13.2.2000 Centre Georges-Pompidou | retour 18h30 CONCERT Solistes de l'Ensemble Intercontemporain Sophie Cherrier, flûte; Didier Pateau, hautbois; André Trouttet, clarinette ; Paul Riveaux, basson ; Jens McManama, cor |
Betsy
Jolas |
|
23 et 24.2.2000 Cité de la Musique | retour 20h00 CONCERT Musique et texte Direction David
Robertson |
Steve Reich Proverb Bernd Alois Zimmermann Antiphonen, pour alto et petit orchestre Luciano Berio Sinfonia, pour huit voix et instruments |
« Nous cohabitons en bonne intelligence avec une gigantesque diversité de biens culturels de toutes les époques et nous existons sur de nombreux niveaux temporels différents ». Ce concert illustre parfaitement l'affirmation du compositeur B.A. Zimmermann : à partir d'un court texte de Wittgenstein, Proverb est pour Steve Reich l'occasion d'explorer les techniques compositionnelles de l'Ecole de Notre-Dame, l'influence de Pérotin (XIIIe siècle) se faisant particulièrement sentir dans les superpositions de parties mosylllabiques des sopranos et les mélismes chantés par les ténors ; le titre choisi par Zimmermann pour son concerto pour alto et orchestre, Antiphonen, contient également une référence à la pratique responsoriale du Moyen Age (ici, les instrumentistes récitent, dans une trame polyphonique, des textes en sept langues); se souvenant de son étymologie &endash; sinfonia signifie « instruments jouant ensemble » &endash;, l'oeuvre de Berio se développe selon un jeu collectif de situations, de significations, de références, avec des citations de Lévi-Strauss et de Beckett, ainsi qu'un travail sur les phonèmes du nom de Martin Luther King. Au plan musical, Berio recourt à des références intégrées, entre autres, au scherzo de la Deuxième Symphonie de Mahler.
|
1.3.2000 Goethe-Institut | retour 20h00 CONCERT Musique et texte Hae-Sun Kang, Jeanne-Marie Conquer, violons ; Odile Auboin-Duhamel, Christophe Desjardins, altos ; Jean-Guihen Queyras, violoncelle |
Anton
Webern George
Benjamin
Viola, viola, pour duo d'altos |
Des Six Bagatelles op. 9, qui figurent parmi les oeuvres plus brèves de la musique occidentale, Schoenberg disait en 1932 : « Observez quelle sobriété exige une expression aussi concise... exprimer un roman par un seul geste, un bonheur par une seule respiration, une telle concentration n'est possible que si l'on exclut, dans une mesure adéquate, toute sentimentalité. »
Dans son duo d'altos Viola, Viola, le compositeur anglais George Benjamin a cherché à « faire apparaître une sonorité unique, quasi orchestrale » (G.B.), en sorte que les deux parties d'altos, étroitement liées en un entrelacs continu, apparaissent comme un unique instrument. Avec son quintette Ecce Homines, composé en 1998, K. Huber poursuit son travail d'exploration des micro-intervalles (quarts de tons, tiers de tons) inspirés des maqamats arabes classiques, en gardant à l'esprit le quintette en sol mineur de Mozart, « qui s'érige, lointain comme une chaîne de montagne rendue transparente par le foehn » (K. H.)
|
4.3.2000 Lille, Couvent des dominicains | retour 20h00 CONCERT Musique et texte Hae-Sun Kang, Jeanne-Marie Conquer, violons ; Odile Auboin-Duhamel, Christophe Desjardins, altos ; Jean-Guihen Queyras, violoncelle |
Anton
Webern George Benjamin Viola, viola, pour duo d'altos Ivan Fedele Viagiattori della notte, pour violon Klaus Huber Ecce homines |
|
9.3.2000 Centre Georges-Pompidou | retour 20h00 CONCERT Ensemble
Intercontemporain |
Conlan Nancarrow Piece n°2 Jean-Luc Hervé Encore, commande de l'Ircam, création mondiale Joël-François Durand La terre et le feu, pour hautbois et ensemble (création mondiale) Gérard Grisey Le temps et l'écume |
Datée de 1989, Le temps et l'écume de G. Grisey s'inscrit parmi les oeuvres du compositeur dans lesquelles la dilatation du temps induite par la recherche « spectrale » - cet élargissement du son, de son « spectre » aux dimensions d'une oeuvre - s'applique à d'autres processus. « Schématisuement, Le Temps et l'écume navigue entre la musique des baleines, celle des hommes et celle des insectes. Le même geste (rythme-bruit/son-spectre) est passé au crible de ces temps relatifs et si éloignés l'un de l'autre qu'une cellule d'une secondepeut devenir un processus formel qui recouvre presque la durée totale de l'oeuvre. » (G. G.)
Deux créations précèderont cette exécution : l'une de J.-M. Singier, l'autre de J.-Luc Hervé, qui fut l'élève de Gérard Grisey.
|
12.3.2000 Centre Georges-Pompidou | retour 16h30 CONCERT Solistes de l'Ensemble
Intercontemporain |
Harrison Birtwistle Harrison's clock, pour piano Steve Reich New York Counterpoint Morton Feldman Why Patterns, pour flûte/flûte alto, piano et percussion |
Trois oeuvres anglo-saxonnes nées du traitement d'un motif simple, qui les apparente au mouvement minimaliste/répétitif : les cinq pièces pour piano de Harrison's clock (du nom de l'inventeur anglais de chonomètres au XVIIIe siècle) évoluent autour d'un axe allant de l'étude à la toccata en une sorte de processus mécanique évoquant certaines particularités du fonctionnement d'une horloge. Dans chaque pièce, la musique pourrait « continuer éternellement » et ne se termine que « parce que le ressort s'est arrêté ».
New York Counterpoint présente un soliste qui « affronte » les parties des dix clarinettes préalablement enregistrées par lui-même. On y retrouve l'emploi de motifs mélodiques répétés et entrelacés, caractéristiques d'oeuvres plus anciennes de Reich, ainsi que des combinaisons harmoniques plus tardives et des changements de tempo et d'accents plus abrupts variant la perception auditive de ce qui en fait demeure inchangé.
Why Patterns offre un exemple d'amplification de la forme, chère au compositeur, à partir de sons ou accords isolés se reproduisant irrégulièrement à la flûte, au piano et au glockenspiel. Il s'inspire ainsi de la technique des tapis orientaux et de leurs irrégularités qui s'annulent en s'équilibrant.
|
13.3.2000 Bruxelles, Conservatoire royal | retour 20h30 CONCERT Ensemble
Intercontemporain |
Gérard Grisey Quatre Chants pour franchir le Seuil Pierre Boulez sur Incises |
|
24 et 25.3.2000 Cité de la Musique | retour 20h00 CONCERT Ensemble
Intercontemporain |
Pli selon pli |
Interprété pour la première fois dans son intégralité par l'Ensemble Intercontemporain, ce cycle de cinq pièces, pour soprano et orchestre, composé par P. Boulez de 1957 à 1962, emprunte son titre à un poème de Mallarmé. ‘uvre majeure du compositeur, elle dévoile peu à peu, depuis l'un des premiers textes du poète, Don du poème (1865) jusqu'à l'un de ses derniers, Tombeau (1897), à la fois un portrait du poète et du musicien.
|
26.3.2000 Londres, South Bank Centre, Royal Festival Hall | retour 19h30 CONCERT Ensemble
Intercontemporain |
Pli selon pli |
|
29.3.2000 Cologne, Philharmonie | retour 20h00 CONCERT Ensemble
Intercontemporain |
Pli selon pli |
Adresses des salles de concert et numéros de réservation par téléphone :
Centre Georges-Pompidou
Grande Salle
19 rue Beaubourg
Paris 4c
01 44 78 48 16
Musée d'Orsay
1 rue de Bellechasse, Paris 7e
tél 01 40 49 47 17
Cité de la Musique
221 avenue Jean-Jaurès, Paris 19e
Réservation 01 44 84 44 84
Théâtre du
Châtelet
1 place du Châtelet, Paris 4e
01 40 28 28 40
Goethe-Institut
17 avenue d'Iéna Paris 16e
01 44 43 92 30
Lille, Couvent des
Dominicains
rue Salomon
tél. 03 20 21 94 21 :(Office du tourisme de Lille)
par correspondance: Service culturel de la Ville de Lille (03 20 49
55 20)
Bruxelles, Conservatoire
royal
rue Ravenstein, 23
1000 Bruxelles
tél. 00 32 2 507 82 00
fax 00 32 2 511 79 77
Londres
South Bank Centre
Royal Festval Hall
00 44 171 960 4242
www.sbc.org.uk
Cologne
Philharmonie
Bischofsgartenstrasse 1
D 50667 Cologne
00 49 221 204 08 253
Ensemble Intercontemporain
Renseignements concerts et programme détaillés des
manifestations réservées aux Amis
de l'Ensemble Intercontemporain
01 44 84 44 72