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festival présences 2003 |
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PRÉSENCES 2003Festival de
création musicale - Maison de Radio France renseignements |
Ouverture chorale
pour la treizième édition de Présences avec ce
concert exceptionnel dans l'histoire de Présences puisque
c'est dans le cadre du prestigieux Théâtre des
Champs-Élysées que nous accueillerons, pour la
première fois au festival, Kurt Masur et l'Orchestre National
de France dans la monumentale Neuvième
Symphonie avec choeur de Hans Werner Henze dont le sujet est
la patrie allemande. La numérologie ainsi que la
présence d'un choeur pour cette uvre de cinquante-cinq minutes
ne doivent pas nous cacher la profonde différence de ton
adopté par Henze et le maître de Bonn : ce n'est pas la
joie qui est chantée ici mais "une apothéose de l'horreur
et de la souffrance l'expression de la plus grande
vénération pour les hommes qui firent acte de
résistance au temps de la terreur fasciste nazie et
sacrifièrent leur vie pour la liberté des idées"
(Hans
Werner Henze, avril 1997).
Cette Neuvième Symphonie inaugure ce soir le
marathon (avec la participation de plus de 800 musiciens) qui nous
conduira au 15 février, date du dernier concert de
Présences 2003.
Ce jour-là, lorsque Myung-Whun Chung posera sa baguette
après la dernière mesure de la Septième Symphonie
(20
secondes de silence !), nous aurons entendu l'intégrale des 10
symphonies du maître !
Nous souhaitons aussi la bienvenue au Choeur de la Radio Nationale
Danoise et à son chef Stephen Layton qui nous
présentent en première partie des pièces
a
capella du grand compositeur danois Per Nørgård
ainsi que du jeune Français Thierry Machuel.
20h00
Choeur de la Radio
Nationale Danoise
Stephen Layton,
chef de choeur
Orchestre National de
France
Kurt Masur,
direction
Per NØRGÅRD Wie
ein Kind (CF)
12'
Flos ut rosa
floruit (extrait de
Fons Laetitiae) (CF) 2'
Gaudet mater
3'
Thierry
MACHUEL
Under en
sten , texte de Inger
Christensen (CM - CRF) 8'
Hans Werner HENZE
Symphonie N 9 (CF) 55'
Théâtre
des Champs-Elysées
15, avenue Montaigne
75008 PARIS
Nous retrouvons
l'Orchestre National de France pour cette Quatrième
Symphonie de 1955 qui ne comporte pas de soutien textuel comme
la Neuvième mais offre une des clés de
l'univers de Henze quand on sait quel compositeur fécond il
est dans le domaine de l'opéra. En effet, ce mouvement unique
était à l'origine conçu comme finale du
deuxième acte de König Hirsch. Henze retira par la suite la
musique de son contexte scénique en incorporant les parties
vocales dans le tissu orchestral. Pour ne paraphraser personne, comme
un objet restitué par la lave, le verbe est ici centre et
absence de la composition
Peter Ruzicka, le nouveau directeur du festival de Salzbourg dont
l'édition 2003 verra la création du dernier
opéra du maître, L'Upupa, le triomphe de l'amour
filial est depuis de longues années un grand
défenseur de la musique de Henze. Outre " Appassionatamente
", il
nous propose une de ses compositions et la création mondiale
de Saturne de Jean-Philippe Bec.
18h00
Présentation du
concert
de
20h00
avec Peter Ruzicka, Ulrich Mosch, Enzo Restagno.
(modérateur : Jean-Pierre Derrien)
En collaboration avec
le Goethe institut
20h00
Orchestre National de
France
Peter Ruzicka,
direction
Jean-Philippe BEC
Saturne , (CRF, CM) 10'
Peter
RUZICKA
Nachtstück
(-aufgegebenes Werk)
(CF) 17'
Entracte
Hans Werner HENZE
Symphonie N 4 (CF) 28'
Appassionatamente (CF) 12'
Les Fers
(du
Journal de prison d'Ho Chi Minh)
Avec leur bouche affamée ouverte comme un monstre
malfaisant,
chaque nuit, les fers dévorent des jambes ;
leurs mâchoires enserrent la jambe droite de chaque
prisonnier,
seule la gauche est libre de se plier et de s'étendre.
Pourtant, il y a en ce monde une chose encore plus étrange
:
certaines personnes ont hâte de placer leurs jambes dans les
fers.
Une fois enchaînées, elles peuvent dormir en paix.
Sinon, elles ne pourraient appuyer leur tête nulle part.
Prison
Song
(1971) sur un texte d'Ho Chi Minh reste une des rares incursions de
Henze dans la musique mixte avec bande. Pourtant, là encore,
point de musique "pure" puisque la composition musicale doit
être servilement liée à l'"action" que
développe le poème
La bande préenregistrée évoque les bruits de
l'extérieur de la cellule. L'interprète (le
récitant et le musicien ne font qu'un) joue le rôle du
prisonnier. Seul avec lui-même, il tire des sons de tiges de
bambou et d'objets en bois et en métal trouvés dans sa
cellule, essayant de les faire correspondre au bruit de la rue, avec
laquelle il établit un rapport.
Les Français Jean-François Cavro, Francis Faber, le
Sino-coréen Chengbi An et l'Argentin Carlos Roque Alsina
illustreront chacun à leur manière la
problématique de la confrontation ou fusion entre parties
instrumentales et sons fixés.
20h30
Donatienne
Michel-Dansac,
soprano
Cécile
Daroux,
flûtes
Louis-Vincent
Bruère,
clarinette
Fabrice
Marandola,
percussion
Mathieu Constans,
méta-instrument
Garth
Knox, alto et viole
d'amour
Bruno
Pasquier, alto
Benjamin
Carat,
violoncelle
David
Simpson,
violoncelle
Hans Werner HENZE
Prison Song pour percussion solo & tape (CF) 5'26''
Francis
FABER
Trio pour flûte, alto, et
méta-instrument (Co-commande INA-GRM/R-CM) 10'
Jean-François
CAVRO
Garde-toi une marge
d'indéfini pour
violoncelle et sons fixés 10'
Chengbi AN
Moo Nui (Moires) pour alto et dispositif
électronique
(Co-commande INA-GRM/Radio France-CM) 17'
Carlos Roque
ALSINA
Phares et
rayonnements pour
soprano, clarinette, violoncelle et sons fixés 20'
Coproduction INA-GRM / Radio France
"Ceux qui vivent sur les bords de la
Méditerranée appellent le crépuscule
"l'heure bleue " car lorsque le soleil s'est
couché et avant que la lune ne se lève, l'horizon
à l'ouest vire soudain à une sorte de bleu opalin qui
s'assombrit peu à peu, été comme hiver ( ) C'est
l'heure à laquelle la lumière du jour se fane et
à laquelle la nuit fait solennellement et très
lentement son entrée, transformant notre monde avec un grand
calme. Nos vies intimes sont également touchées par ce
phénomène : les espoirs, les peurs, les
premières amours et la solitude sont caressés par la
plus belle et la plus douce des lumières du soir, comme par
des paroles réconfortantes ou par des bribes de musique
longtemps oubliée. "
(Hans Werner Henze)
Pour la deuxième année consécutive,
Présences accueille l'Ensemble Intercontemporain dans un
programme réunissant les deux dernières compositions
pour ensemble de Hans Werner Henze confrontées à celles
de deux jeunes loups de la nouvelle génération : la
Coréenne Unsuk Chin et le Norvégien Rolf Wallin.
L'aurore boréale, le soleil levant, l'heure bleue, la voie
lactée toutes les couleurs de la création servies par
la chatoyante virtuosité instrumentale des musiciens de
l'Intercontemporain le tout dirigé par Stefan
Asbury.
18h00
Samuel
Favre,
percussion
Dimitri
Vassilakis,
piano
Ensemble
Intercontemporain
Stefan Asbury,
direction
Hans Werner
HENZE
L'heure
bleue,
sérénade pour 16 musiciens (CF) 12'
Rolf WALLIN
Appearances
pour ensemble (CM,
commande de l'EIC) 25'
Entracte
Hans Werner
HENZE
Voie lactée
ô s ur lumineuse
(CF) 8'
Unsuk
CHIN
Double concerto pour
piano,
percussion et ensemble
(CM, co-commande EIC / Radio France) 20'
Cycle de films
documentaires sur la musique de H. W Henze
19h00
Die verbotene
Schönheit ,
WDR, 1976, 90 min. Réalisation : Peter Hamm
Traduction
simultanée
Cinéma
proposé par le Goethe-Institut en coopération avec
Radio France
Goethe-Institut
17, avenue d'Iéna
75116 Paris
Deux
géants de la musique, pour deux monuments de la
littérature pour quatuor à cordes, s'observent lors de
ce concert très spécial pour lequel le festival a
passé commande à 10 compositeurs qui ont accepté
le principe d'écrire un commentaire d'une minute (!)
consacré à chacune des 10 symphonies de Henze.
Les oeuvres programmées lors de ce festival n'en finissent pas
de s'éclairer les unes par rapport aux autres Témoin,
Henze lui-même, qui cite, dans le quatrième mouvement de
son quatuor, le Chor der Wahnsinnigen, que nous entendrons demain dans sa
version pour choeur... Citons encore Henri Dutilleux à propos
d'Ainsi
la Nuit "(qui) se divise en sept sections reliées pour
la plupart les unes aux autres par des parenthèses souvent
très brèves, mais importantes par le rôle
organique qui leur est dévolu. Des allusions à ce qui
va suivre - ou ce qui précède - s'y trouvent
placées, et elles se situent comme autant de points de
repère. Ici, comme dans mes autres partitions, intervient le
concept de mémoire avec tout ce qui s'y rattache
(préfigurations, variations, etc.) et cette notion implique
une subdivision particulière du temps, donc de la forme
adoptée."
Présences 2003 est modestement construit sur
cette idée
En ouverture, le lauréat du prix Gaudeamus 2002 à
Amsterdam: Valerio Murat.
Ce défi musical a été confié au
passionnant jeune Quatuor Renoir (issu de l'Orchestre Philharmonique
de Radio France).
20h00
Quatuor Renoir
Valerio MURAT
Ares pour quatuor à cordes
(CF) 5'
Hans Werner
HENZE
Quatuor
à cordes N
5 (CF) 25'
Commentaires sur les symphonies de Hans Werner Henze
Pierre FARAGO
Quartettsatz
d'après
la symphonie N 1
(CRF-CM) 1'
Takuya
IMAHORI
Commentaire
d'après la symphonie N 2 (CRF-CM) 1'
Alain
FOURCHOTTE
Apologia
d'après
la symphonie N
3 (CRF-CM) 1'
Peter
RUZICKA
Echo
d'après la
symphonie N 4
(CRF-CM) 1'
Bechara EL KHOURY
Hommage variations sur la symphonie N 5 (CRF-CM) 1'
Walter BOUDREAU
Finale(ment) d'après la
symphonie N 6
(CRF-CM) 1'
Lucia
RONCHETTI
Mirages
d'après la
symphonie N
7 (CRF-CM) 1'
Luca
ANTIGNANI
Hommage à Henze
d'après
la symphonie N
8 (CRF-CM) 1'
Jean-Jacques DI
TUCCI
Réminiscence
d'après la
symphonie N
9 (CRF-CM) 1'
Thierry
MACHUEL
Oublieuse
Mémoire
d'après
la symphonie N
10
(CRF-CM) 1'
Henri DUTILLEUX
Ainsi la
nuit pour quatuor
à cordes 17'
Prix Gaudeamus
2002
"J'étais donc à Göttingen en cette
année 1948, quand, aux alentours de Noël, il me tomba
sous les yeux une traduction allemande d'un poème de Lope de
Vega,
Berceuse de la Mère de Dieu, qui se trouvait dans le programme
du théâtre local. Dès le lendemain, je lui donnai
une musique, empreinte, je crois, de la douceur de ces mois heureux.
La structure diffère tout à fait de celles de mes
autres compositions de la même époque, mais elle a en
commun la même série tonale qui, je m'en souviens, me
paraissait alors contenir toutes les réponses : le
mélancolique comme l'ironique, le comique ou le
dramatique."
(Hans
Werner Henze)
Pas moins de trois créations mondiales (commandes de Radio
France) au cours de ce concert dirigé par le très
prometteur Daniel Kawka avec l'entrée de la Maîtrise et
du Choeur de Radio France dans le festival. Cernée par les
créations de deux compositeurs d'origine polonaise, la
pièce pour choeur d'enfants et ensemble instrumental
Wiegenlied der Mutter Gottes, sur un poème de
Lope de Vega, nous renvoie à l'Espagne de Luis de Pablo qui
nous propose la création d'un concerto pour le plus
idiomatique des instruments de la culture hispanique : la
guitare.
20h00
Jean-Louis
Capezzali ,
hautbois
Thierry
Mercier ,
guitare
Maîtrise de
Radio France (Toni
Ramon, chef de choeur)
Choeur de Radio
France
Orchestre
Philharmonique de Radio France
Michel
Tranchant ,
direction
(poèmes de René de
Obaldia) pour choeur a capella (CRF-CM) 12'
Hans Werner HENZE Chor der Wahnsinnigen
pour choeur et ensemble (CF)
07'
Wiegenlied der Mutter
Gottes
(texte : Lope de Vega) (CF)
8'
pour maîtrise et ensemble
Entracte
Luis DE PABLO
Fantasias
pour guitare &
orchestre de chambre (CRF-CM) 30'
Piotr MOSS
Visages
concerto pour hautbois
et orchestre de chambre
(CRF-CM) 30'
Initiative trop
peu commune que celle prise par Katia & Marielle Labèque,
qui ont décidé de partir en tournée à
travers le monde afin d'y défendre la création d'un
jeune compositeur anglais : Dave Maric. Présences salue ce
geste effectué par deux solistes d'envergure internationale
pour une musique d'inspiration très "world". La percussion
féline de Colin Currie enveloppée par le sampler du
compositeur nous promet des paysages africains, asiatiques et
sud-américains liés au romantisme européen et
à la "modern electronic dance music" ( ! ) Lors de ce voyage
en Concorde ? deux escales plus contemplatives ont été
ménagées : en prélude, Hans Werner Henze nous
convie à partager sa vision d'un paysage japonais en hiver et,
avant notre dernière traversée, une autre sensation de
calme suspendu nous a été réservée avec
la pièce de Valentin Silvestrov jouée par Katia
Labèque en solo.
Sense
& Innocence est une commande du festival de Lucerne.
Trilogy a été emportée en voyage par
Colin Currie à Glasgow, Tokyo, New York et Chicago, et
Exile jouée par notre quatuor au complet en Italie,
en Angleterre, au Danemark, en Autriche, au Mexique, au Etats-Unis et
enfin à Présences (Paris, France) qui
bénéficie ce soir, à la faveur d'une
création mondiale, de la dernière composition du
globe-trotter de Manchester.
Les voyages forment la jeunesse.
20h00
Katia & Marielle
Labèque,
pianos
Colin Currie,
percussion
Dave Maric,
sampler (live
electronics)
Hans Werner HENZE
5 scenes from the Snow
Country pour marimba
solo (CF) 14'
Dave MARIC
Sense et Innocence
pour percussion solo et CD (CF) 10'
Trilogy pour percussion solo et CD (CF) 13'05
Entracte
Dave MARIC
Création pour piano solo et sampler (CRF-CM) 10'
Valentin SILVESTROV
Hymn 2001
pour piano solo
(CF) 7'
Dave MARIC
Exile pour 2 pianos, percussion et sampler (CF) 18'
(Technique INA-GRM / Diego Losa)
Concert
"troublant" sur l'identité du compositeur et de la
société qui l'entoure (et qui l'ignore ou qu'il ignore ), Pascal
Rophé à la tête de l'Orchestre Philharmonique de
Radio France nous présente cette Sixième Symphonie
composée en 1969 à Cuba où Henze résidait
alors. Créée devant un public principalement
constitué de soldats de l'Armée Révolutionnaire,
de fils d'ouvriers et d'étudiants de l'Université de La
Havane (!), elle prolonge ses liens avec le passé par son
recours à la forme sonate, à la variation et à
la fugue. Pourtant son projet, tel que le reflètent la syntaxe
et le langage musicaux, en est étonnamment différent :
le compositeur y mettant à profit ses "expériences d'un
bourgeois ayant passé 20 ans de sa vie à écrire
de la musique pour les classes dirigeantes, afin de composer contre
la bourgeoisie. En fait de nostalgie et de scepticisme, je voulais de
l'affirmatif, et souscrire sans ambiguïté à la
révolution ". Dans la Sixième
Symphonie , selon Henze, les moyens expressifs de la
"musique contemporaine bourgeoise (européenne)
ainsi que les miens résistent et se fragmentent. Un conflit
est ici dépeint. "
Sean Ferguson quant à lui est né à Fort
Vermilion, dans le nord de l'Alberta au Canada. Depuis une dizaine
d'années, il mène une réflexion approfondie sur
la raison d'être du compositeur canadien. Il s'est fixé
comme objectif de questionner l'existence même du compositeur
de "musique de concert" dans un milieu qui n'apparaît pas
particulièrement favorable. Ferguson peut être
considéré comme un héritier de R. Murray Schafer
dans la poursuite de la réflexion sur l'identité
musicale canadienne amorcée par ce dernier trente ans
auparavant. Il représente sans doute aussi une contrepartie
musicale de John Ralston Saul, philosophe canadien qui plaide pour
une nation canadienne résolument complexe et défend
l'idée d'un Canada culturellement très différent
des pays d'Europe. Sean Ferguson s'inscrit dans une lignée
d'artistes canadiens, dont le Groupe des Sept et les signataires du
Refus Global, qui est manifestement destinée à franchir
les barrières culturelles pour atteindre à la
communication universelle entre l'art et le public.
La Troisième Symphonie fut composée en
1949-1950 et créée à Donaueschingen en 1951 sous
la direction de Hans Rosbaud. Écrite alors que Henze venait
d'être engagé comme directeur artistique du Ballet de
Wiesbaden, cette oeuvre présente tous les caractères
d'une partition de ballet, hormis son titre. Les trois mouvements,
intitulés respectivement Invocation à Apollon,
Dithyrambe et Danse de conjuration évoquent chacun l'esprit de
la danse. C'est ici, lors du finale, que l'influence de Stravinsky
apparaît avec le plus de netteté, alors que deux
"breaks" captivants reflètent l'intérêt que Henze
a toujours éprouvé pour le jazz dès sa
jeunesse.
20h00
Orchestre
Philharmonique de Radio France
Pascal Rophé
, direction
Sean FERGUSON
Dans la
chair (Co-commande
Société Radio Canada/RF) (CM) 10'
Hans Werner HENZE
Symphonie N
3 25'
Entracte
Hans Werner HENZE
Symphonie N
6 pour deux orchestres
(CF) 40'
Cycle de films
documentaires sur la musique de Hans Werner Henze
14h00 17h00
Memoiren eines
Außenseiters
,
BBC, Hessischer Rundfunk, 2001
Réalisation : Barrie Gavin
A Tempest Una Tempesta Ein Sturm Rondos für
Orchester
(Simon Rattle, City of Birmingham Orchester),
WDR 2000
Requiem (London Sinfonietta, Ensemble Modern), ARD, 3sat
1993
Réalisation : Enno Hungerland
Traduction
simultanée.
16h00
Cinéma et
débat proposés par le Goethe-Institut en
coopération avec Radio France.
Le Festival Hans Werner Henze dans le cadre du travail culturel des
Instituts Goethe
avec des spécialistes français et allemands.
Goethe-Institut
17, avenue d'Iéna
75116 Paris
Si
Présences 2003 est d'abord et avant tout un hommage à
Hans Werner Henze et à la création, le concert de ce
soir est soumis à une deuxième thématique qui,
nous le constaterons plus tard avec les orchestres nationaux de
régions, nous permettra de renforcer notre sujet.
L'intérêt est ici de présenter le travail
d'institutions françaises concernant la musique de notre
temps. En effet, l'Etat français permet à de jeunes
compositeurs de travailler dans un environnement
privilégié à Rome (Villa Médicis) et
à Madrid (Casa de Velázquez) en leur proposant des
résidences au cours desquelles ils peuvent matérialiser
leurs projets artistiques.
Ramon Lazkano (Saint-Sébastien, 1968) a suivi les classes de
piano et composition avec Juan Padrosa et Francisco Escudero au
Conservatoire Supérieur de Saint-Sébastien, où,
après un Deuxième Prix d'harmonie (1984) et un Premier
Prix de composition (1986), il a obtenu son Diplôme
Supérieur de composition. Il a été pensionnaire
à la Villa Médicis en 2001 et 2002.
Benjamin de La Fuente (1969) a obtenu les prix d'orchestration,
d'analyse et de composition électroacoustique au CNR de
Toulouse, au CNSM de Paris de 1994 à 1998. Il y obtient les
premiers prix de composition dans la classe de Gérard Grisey
et d'improvisation générative dans la classe d'Alain
Savouret et Rainer Boesch. Parallèlement, il obtient une
Maîtrise de Musicologie à l'université de Paris
VIII (L'entendre aujourd'hui ou la
ré-appréhension du son musical ). Il fait partie de la
promotion 1998-1999 du cursus de composition et d'informatique
musicale de l'IRCAM. Il a été pensionnaire à la
Villa Médicis en 2001 et 2002.
Gilles Silvestrini est né en 1961 à Givet dans les
Ardennes. Il commence ses études musicales au Conservatoire de
Reims, obtient un Premier Prix de hautbois au CNSM de Paris et fait
ses études de composition à l'Ecole Normale. De 2000
à 2002, il a été membre de la Casa de
Velázquez. Né à Toulouse en 1968, Jean-Philippe
Bec fait ses premières études musicales au
Conservatoire National de Région de sa ville natale. Il entre
en 1996 au Conservatoire de Paris, où il obtient plusieurs
premiers prix. Il étudie la composition pendant deux ans avec
Gérard Grisey et a aussi été
l'élève de Thierry Escaich, Michaël Levinas, Marco
Stroppa, Jean-François Zygel, Marc-André Dalbavie. Il
est titulaire des Diplômes de Formation Supérieure en
écriture et en composition du CNSM de Paris.
Jean-Philippe Bec était pensionnaire de la Casa de
Velázquez pour l'année 2001-2002.
18h00
Takashi
Yamane ,
clarinette
Ensemble Ictus
Georges-Elie Octors
, direction
Hans Werner HENZE
Adagio,
adagio (CF) 4'
Compositeurs de la
Villa Médicis à Rome :
Ramon
LAZKANO
Sorginkeriak pour petit ensemble 15'
Benjamin DE LA FUENTE
Accord d'argile
Part I & II (CRF-CM pour la partie II) 15'
Entracte
Compositeurs de la Casa de Velázquez à Madrid :
Gilles
SILVESTRINI
Quintette pour
clarinette et quatuor à cordes (CRF-CM) 10'
Jean-Philippe BEC
I will stay in wonderland, the country of
happiness 20'
(CM de la version définitive)
Coproduction Académie de France à Rome - Villa
Médicis / Casa de Velázquez / Radio France
Concert de
musique de chambre par deux magnifiques solistes de l'Ensemble
Intercontemporain. Hae-Sun Kang et Dimitri Vassilakis s'illustreront
séparément comme solistes dans des créations de
quatre compositeurs (d'esthétiques parfois absolument
opposées) mises en perspective avec des oeuvres de Hans Werner
Henze pour finalement se rejoindre pour les 5
Nachtstücke de ce dernier. En contrepoint aux sonorités
du violon et du piano, une pièce pour voix seule de Philippe
Leroux chantée par Donatienne Michel-Dansac, deux
habitués de Présences.
18h00
Donatienne
Michel-Dansac,
soprano
Hae-Sun Kang,
violon
Dimitri Vassilakis,
piano
Hans Werner HENZE
Toccata
mistica , pour piano
(CF) 4'
Anders HILLBORG
Velocity
Engine , pour piano
(Lauréat
TIC* 2002
)
(CM / Co-commande RF/ Radio suédoise) 5'
Hans Werner HENZE
Etude philharmonique , pour violon solo (CF) 4'
Daniel VACS
Viento Negro, pour violon solo (Lauréat TIC* 2002) (CF) 8'
Pascal ZAVARO
Hallucinations , 5 pièces pour piano (CM) 15'
Philippe Leroux
Je brûle, dit-elle un jour à
un camarade pour
soprano solo 12'
(hommage à Edmond Jabès)
Bechara EL
KHOURY
Fragments
oubliés Op.
66, pour piano (CM) 8'
Hans Werner HENZE
5 Nachtstücke, pour violon et piano (CF) 10'
Coproduction Opus
Centrum / CIM-UNESCO / Radio France
* TIC: Tribune Internationale des Compositeurs
organisée par le Conseil International de la musique
CIM-UNESCO.
Deuxième
volet de sa trilogie imaginée pour Présences, Patrice
Caratini et son ensemble reviennent cette année avec pour
thème les instruments à vent. Fort de son succès
lors de Présences 2002 (les cordes étaient alors
à l'honneur), la bande à Caratini s'est
considérablement étoffée, pour ce festival, de
solistes à la virtuosité reconnue. Raphaël Dechoux
de l'Orchestre National de France fera office de " fil rouge " en
nous présentant la Sonatina pour
trompette de Hans Werner Henze qui donnera le coup d'envoi
à ce déchaînement d'improvisations
mêlées à l'écriture subtile de notre
maître de cérémonie.
En 2004, c'est sûr, on lui confie le "Philhar" !
20h00
Caratini Jazz
Ensemble
Patrice Caratini ,
contrebasse et direction
André Villéger, saxophone
Matthieu
Donarier, saxophones
et clarinette
Rémy Sciuto,
saxophone
Claude
Egea, trompette
Pierre Drevet,
trompette
Denis
Leloup, trombone
François
Bonhomme, cor
François
Thuillier,
tuba
Denis Chevallier,
guitare
Manuel Rocheman,
piano
Thomas
Grimmonprez,
batterie
L'orchestre Imaginaire - Ensemble Instrumental de Moselle (21
musiciens)*
Fabrice Kastel,
direction
Hans Werner HENZE
Sonatina pour trompette
solo 5'
Patrice CARATINI
5 miniatures pour tuba 10' Improvisation sur un thème
de " Maratona " de H. W
Henze
5'
Création pour
trompette solo et orchestre de jazz (CM-CRF) 20'
Entracte
Gustavo
BEYTELMANN
Orillas
pour quartette de
jazz et ensemble à vent*
(CM-CRF) 15' Patrice
CARATINI
From the ground
pour deux
orchestres
(CM) 15'
Radio France
Jazz-project (part. II)
Coproduction Bureau du Jazz de France Musiques / Festival
Présences
Premier des
orchestres invités, l'Orchestre National de Lille et son
patron Jean-Claude Casadesus (bienvenue à Présences !)
inaugurent la série des quatre concerts donnés au
festival par "nos" orchestres nationaux de régions : nous
avions besoin d'eux pour réaliser notre folle entreprise et le
renfort de ces centaines de merveilleux musiciens venus des quatre
coins de la France nous permet de continuer notre présentation
de l'intégrale des 10 symphonies de Henze. De plus chacun de
ces orchestres jouera une oeuvre de leur compositeur en
résidence dont Radio France est co-commanditaire.
Compositrice française née à Casablanca,
Graciane Finzi fait ses études musicales au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Paris (classe de piano de
Joseph Benvenuti) d'où elle sort avec quatre Premiers Prix :
harmonie (1962), contrepoint (1964), fugue (1964) et composition
(1969).
Dans un langage qui utilise certaines progressions harmoniques et
chromatiques hors du sens tonal, elle établit des pôles
d'attraction qui guident la compréhension d'une musique qui ne
vise jamais à l'abstraction mais à l'expression
immédiate des mouvements de la vie. Ses " Moments pour orchestre
" sont
dédiés à Jean-Claude Casadesus.
Tout comme la Quatrième Symphonie tire sa substance de
l'opéra König Hirsch , de même le tendre et
lyrique deuxième thème du premier mouvement de la
Cinquième Symphonie cite directement l'aria
"My own, my own" de l'opéra Elegy for Young Lovers.
Dans
une page intitulée "1962, Cinquième
Symphonie ", Henze rend un hommage poétique
exalté à l'objet de sa fascination, à la ligne
d'horizon et la vie des rues de ce qu'il nomme par apostrophe
"Manhattan, mon amour ". On suppose
généralement que c'est New York qu'il glorifie dans la
symphonie, composée pour Leonard Bernstein et le New York
Philharmonic. Nous avons pensé immédiatement à
Jean-Claude Casadesus pour la logique du parrainage. En cadeau, la
mythique Anja Silja dans Les Sept Péchés
Capitaux .
20h00
Anja
Silja, soprano
Jean
Delescluse ,
ténor
Michel
Fockenoy,
ténor
Jean-Louis
Serre, baryton
Bernard
Deletré,
basse
Orchestre National de Lille
Jean-Claude Casadesus , direction
Graciane FINZI
Moments pour orchestre *
(co-commande ONL / Radio France) 19'
Hans Werner HENZE
Symphonie N 5 18'
Entracte
Kurt WEILL
Les sept
péchés capitaux (Die Sieben Todsünden) 35'
*
Cette oeuvre sera donnée le 7 février au Nouveau
Siège à Lille (création mondiale) et le 8
à la Faïencerie à Creil.
Après
Peter Ruzicka, H.K. Gruber est le deuxième compositeur-chef
d'orchestre invité à venir poser sa pierre à
notre édifice. Présentant sa composition
Charivari comme inspirée par une polka
de Johann Strauss en "Perpetuum mobile", il n'est pas difficile de
comprendre que le contraste avec cette oeuvre sombre, lourde
d'inquiétude, chargée d'ombres menaçantes et
sinistres qu'est la Deuxième Symphonie de
Henze
sera
saisissant. Après une tendre introduction, le
Lento initial de cette symphonie de 1949 est
progressivement gagné par une atmosphère de
présage mystérieux, un peu effrayant, qui fait soudain
irruption, de façon très dramatique, dans un
Allegro sauvage, aux énergies rudes et
puissantes.
En fait, si l'on se reporte aux commentaires de Henze sur les liens
étroits unissant sa musique au théâtre, on
pourrait songer à quelque scénario dramatique
caché dans les trois mouvements pleins de tension et
très unifiés de cette Deuxième Symphonie.
En
création mondiale, un "concerto grosso" pour l'ensemble Zellig
composé par Thierry Pécou pour un orchestre qui l'a
toujours fidèlement soutenu.
20h00
Ensemble Zellig
Orchestre National d'Ile-de-France
H.K. Gruber ,
direction
Hans Werner HENZE
Symphonie N
2 (CF) 23'
H.K GRUBER
Charivari an Austrian Journal for orchestra 12'
Entracte

Thierry
PECOU
Symphonie du Jaguar (CM-CRF) 40'
Inscrite au
même programme que la Dixième
Symphonie de Henze qui dure plus de quarante minutes, Nicolas
Bacri se demande si son oeuvre de douze minutes peut être
réellement considérée comme une vraie symphonie
: "Il
me semble que l'on peut répondre oui si l'oeuvre en question
répond aux critères de conception présidant
à ce genre, cela, au-delà de toute préoccupation
de durée physique si tant est, comme je le crois, que la
musique - et ce n'est pas le moindre de ses paradoxes - n'est pas un
art traitant de l'organisation du temps mais de son
abolition ".
Nicolas Bacri, né à Paris en 1961, est
l'auteur de plus de soixante-dix oeuvres dont six symphonies, cinq
quatuors à cordes, quatre cantates, trois trios avec piano et
quinze oeuvres concertantes pour piano, deux pianos, violon, alto,
violoncelle, flûte, hautbois, clarinette, trompette. Sa
Sixième Symphonie, donnée ici en
création mondiale publique, a été écrite
à la demande de Radio France pour l'Orchestre National de
France et Leonard Slatkin qui l'a enregistrée dans le cadre de
la série "Alla breve".
Pour Marco-Antonio Pérez-Ramirez, compositeur en
résidence de l'Orchestre National de Montpellier, le titre de
sa nouvelle pièce s'est imposé tout naturellement au
moment où il lisait cette phrase d'Antonin Artaud :
"Du
corps, par le corps, depuis le corps, avec le corps et jusqu'au
corps."
"J'avais déjà commencé à écrire
cette pièce pour orchestre, je cherchais des
aspérités, des volumes antagonistes, des sons
âpres, rauques, une forme sans concession, des
accélérations et ralentissements du matériau, je
voulais dévier, dériver, m'enfoncer, repartir,
déraper, foncer, revenir J'éprouvais des sensations
tactiles très fortes au moment de l'écriture, des
sensations de contact direct, immédiat, physique. J'essayais
de laisser une trace dans l'espace. Un peu comme dans les tableaux
d'Antoni Tapiès avec ces graffitis ou
éraflures ", " comme si une mémoire avait pu reprendre
corps à partir de ces surfaces graveleuses " (Jorge
Semprun).
Quant à la Dixième Symphonie , donnée ici en
création française, elle représente
l'aboutissement de la splendide série des quatre
dernières symphonies que Henze lui-même considère
parmi ses oeuvres les plus réussies : " Toutes fonctionnent, et
répondent aux exigences techniques de la symphonie. "
Ces
oeuvres portent la voix d'un artiste apaisé,
réconcilié avec lui-même comme avec son pays
: "Je
ne suis plus en conflit avec l'Allemagne, je n'y ai même plus
d'ennemis ".
20h00
Orchestre National de
Montpellier
Friedemann Layer ,
direction
Nicolas BACRI
Symphonie N
6 op.60 à Serge Nigg (CM, CRF) 12'
Marco-Antonio
PEREZ-RAMIREZ*
Du corps
(CM-CRF) 14'
(CM, co-commande ONM / Radio France)
Entracte
Hans Werner HENZE*
Symphonie N
10 (CF) 42'
*
Ces oeuvres seront
données le 14 février au Corum, Opéra Berlioz
à Montpellier.
En 1947, Henze a
vingt et un an. Il est encore élève de Wolfgang Fortner
et subit les influences d'Hindemith, Stravinsky et Bartók. Il
compose aussi sa Première Symphonie , commençant ainsi
une aventure qui le mènera à Lucerne le 17 août
2002 lorsque Simon Rattle et son Orchestre de Birmingham donnent la
création de sa Dixième au terme de 55 ans de
création (et ce n'est pas fini !).
En fidèle serviteur de la musique de Henze, Jan Latham-Koenig
a choisi cette Première Symphonie qu'il connaît bien
pour l'avoir maintes fois dirigée.
Nous attendons avec impatience ce triple concerto (quel plateau !)
composé pour l'occasion par Jean-Louis Agobet avant un
"classique" du XXe siècle : Webern.
20h00
Michel
Portal, clarinette
et clarinette basse
Paul
Meyer,
clarinette
Alain
Billard, clarinette
et clarinette contrebasse
Orchestre
Philharmonique de Strasbourg
Jan Latham-Koenig ,
direction
Hans Werner HENZE
Symphonie N
1 (CF) 17'
Jean-Louis AGOBET*
Génération, concerto grosso
pour 3 clarinettistes et orchestre 20'
(co-commande OPS / Radio France)
Entracte
Anton WEBERN
Im sommerwind
16'
Cette oeuvre sera donnée les 9 (création) et 10 janvier
2003 au Palais de la Musique et des Congrès à
Strasbourg.
(Obsession de l'amoureux : attendre que l'autre lui donne ce dont il
a besoin)
"L'amour ça se
fabrique,
ça se bricole,
ça se fait mal tout seul,
ça se fait du bien,
avant après pendant,
on peut faire durer,
on peut arrêter tragique,
on peut se perdre, se trouver,
on peut tout, on peut rien,
on peut peu et puis beaucoup,
on ne s'emmerde pas et ça
c'est comme la musique
faut pas s'emmerder"
Tout un programme...
17h30
Quartette
"L'amour"
Alex Grillo,
vibraphone et voix
Hélène
Labarrière,
contrebasse & voix
Didier
Petit, violoncelle
& voix
Christine
Wodrascka, piano
& voix
Coproduction Bureau
du Jazz de France Musiques / Festival Présences
"Ma
Septième Symphonie a été
commandée par l'Orchestre Philharmonique de Berlin à
l'occasion de son centenaire en 1982 et créée en 1984.
Cette symphonie est de toutes mes uvres pour orchestre celle qui se
rapproche le plus du modèle de la symphonie classique. Dans ma
vie, je n'ai cessé de tenter d'intégrer la forme sonate
de manière cohérente et probante, bien que dans une
approche libre de la tonalité, au c ur même de mon
travail et de mon évolution, de manière à
apprendre à mieux profiler ces éléments de
contraste indispensables au plein effet de l' uvre et à faire
que ceux-ci puissent s'affronter librement, de sorte que cette
matière contrastante génère un matériau
musical en permanence renouvelé.
En réalité, la forme sonate se retrouve dans certaines
uvres symphoniques figurant à mon catalogue également
là où elle n'apparaît pas de manière
déclarée, comme par exemple dans Antifone, Doppio Concerto,
ou
encore dans l'opéra The Bassarids. Je me sens encore et
toujours attiré par la tradition beethovénienne. Cette
Symphonie n 7 est une symphonie allemande, et
c'est de choses allemandes qu'il est question".(Hans Werner
Henze)
La Huitième Symphonie ne partage pas du tout la
même atmosphère que la précédente.
Beaucoup plus courte, elle est fondée sur 3 moments de
A
Midsummer Night's Dream de Shakespeare. Cette Huitième est une symphonie
lumineuse, une " uvre d'été" en opposition avec la
noire Septième.
Nous voilà parvenus au terme de notre ascension du massif que
représentent les 10 symphonies de Hans Werner Henze. Au cours
de ce voyage nous aurons aussi entendu les uvres de 44 compositeurs
avec 35 créations mondiales, 27 créations
françaises dont 30 commandes de Radio France, le tout avec la
participation de plus de 800 musiciens ! Nos prochaines
expéditions seront consacrées à Philippe Hersant
en 2004, puis à Pierre Boulez pour ses 80 ans en 2005 suivi
par Thomas Adès en 2006. Soyez certains que l'équipe du
festival et la Direction de la Musique de Radio France vous
réservent encore les parcours les plus surprenants pour
partager avec vous ce plaisir unique que seul peut vous procurer un
festival comme Présences : la découverte!
17h30
Orchestre
Philharmonique de Radio France
Myung-Whun Chung,
direction
Hans Werner Henze
Symphonie N
8 25'
Entracte
Hans Werner HENZE
Symphonie N 7 46'
Direction de la
musique
René
Koering
Directeur de la musique
René Bosc
Responsable du service de la création musicale
François
Croze
Adjoint du
directeur, chargé de la communication et de la
commercialisation
assisté de Aude Estèves
Laurence Laveau
Responsable
relations publiques
assistée de Lilia Kesraoui
Festival
Présences
René
Bosc
Directeur artistique
Assisté de Bruno Berenguer, Caroline de Saint Léon,
Karine David
et Marie-Paule Férey
Erick
Sez
Régie générale
Relations presse :
Agence Tandem
Fanny Decobert et
Gianluca Tolusso
Présences 2003 - 13e Édition
renseignements : 01 56 40 15 16
Tous les concerts ont
lieu, à la Maison de Radio France
Salle Olivier Messiaen, sauf mention contraire
Maison de Radio
France
116, avenue du Président Kennedy
75116 Paris
métro:
Mirabeau, La Muette
Passy, Ranelagh
rer:
ligne C ; station Kennedy-Radio France
bus:
22 ; 52 ; 70 ; 72
Parking payant face
à Radio France
le concert exceptionnel
d'ouverture du 16 janvier aura lieu
au Théâtre des Champs-Élysées
15,avenue
Montaigne
75008 Paris
Goethe-Institut
17, avenue d'Iéna
75116 Paris
Tél. 01 44 43 92 30